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Ford à Blanquefort : les syndicats redoutent une fermeture de l’usine en 2018

11 janvier 2017

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Publié le 11/01/2017 à 8h47. Mis à jour à 13h27 par Nicolas César.
Ford à Blanquefort : les syndicats redoutent une fermeture de l’usine en 2018

La nouvelle boite à vitesse, qui doit remplacer à l’horizon 2019 l’actuelle 6F35, ne serait produite qu’à 50 000 exemplaires par an à Blanquefort.

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Mardi, le comité d’entreprise extraordinaire n’a pas dissipé leurs craintes. L’intersyndicale réclame des investissements rapides sur le site girondin pour maintenir 1 000 emplois. Mais, pour l’heure, le constructeur américain préfère miser sur des usines au Mexique et dans les pays de l’Est, où le coût de la main d’oeuvre est moins élevé

« Nous avons fixé un ultimatum à la direction de Ford. Nous exigeons un comité de suivi avant le 23 janvier, avec l’un des hauts responsables au niveau européen et les pouvoirs publics », tonne Gilles Lambersend, le secrétaire (CGT) du CE de Ford Blanquefort.

Hier, lors d’un comité d’entreprise extraordinaire, l’intersyndicale CFE-CGC, CFTC, FO et CGT a martelé ce message auprès de la direction locale, qui a pris note de leur demande, sans parvenir à les rassurer.

Des effectifs en chute libre

« Il y a urgence », insiste Gilles Lambersend. Car, les effectifs de l’usine continuent de « fondre ». « Aujourd’hui, Ford Blanquefort n’emploie plus que 930 salariés en CDI (contre 1 600 en 2009, NDLR), et cette année, 48 personnes vont partir à la retraite sans être remplacées  », s’inquiète-t-il.

L’objectif de maintenir 1 000 emplois sur le site, acté dans un accord-cadre avec les pouvoirs publics en 2013, est donc loin d’être tenu. « C’était un objectif, non un engagement. Et, les aides publiques pour maintenir l’activité du site sont proratisées en fonction de cet objectif », se défend Fabrice Devanlay, le directeur de la communication de Ford France.

Pas de nouveaux projets forts

Surtout, les perspectives d’avenir ne sont guère rassurantes pour les salariés de l’usine, qui affichent une moyenne d’âge de 50 ans. La transmission 6F15, la nouvelle boite à vitesse, qui doit remplacer à l’horizon 2019 l’actuelle 6F35, ne serait produite qu’à 50 000 exemplaires par an à Blanquefort. Contre 120 000, selon les prévisions initiales. « Nous n’aurions que 12 % de la production européenne, d’après des documents internes de Ford Europe, auxquels nous avons eu accès. Le reste sera assuré par les États-Unis et le Mexique », explique Gilles Lambersend. Insuffisant pour maintenir 1 000 emplois, sans d’autres projets et investissements.

Autre signe négatif, « notre usine sœur, Getrag, a entrepris de louer des lieux de stockage pour ses productions alors que d’immenses espaces vides sont disponibles dans notre usine. Elle a aussi investi pour être autonome sur le plan du traitement thermique. Ce qui laisse à penser que la séparation est entamée », observe Jean-Luc Gassies, le délégué CFTC, qui déplore aussi « l’absence de soutien politique dans ce dossier ».

Un courrier d’alerte envoyé aux élus

Tout ceci amène l’intersyndicale à redouter une fermeture du site à l’horizon 2018. Un courrier « d’alerte » vient donc d’être envoyé au préfet et aux élus locaux, comme indiqué, dans notre édition d’hier.

Déterminés à se faire entendre, les syndicats se disent prêts à lancer un appel à la grève le 23 janvier, s’ils n’obtiennent pas de réponses rapides. La décision sera prise demain. Mais, plusieurs journées d’actions, qui pourraient se traduire par des manifestations en ville, sont déjà envisagées. « Nous n’avons plus rien à perdre », lâche Gilles Lambersend, plein d’amertume.

Les facs de médecine les plus indépendantes vis-à-vis de l’industrie pharmaceutique

11 janvier 2017

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9 janvier 2017, 20:15 CET

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Auteur

  •  Doctorant en sciences de l’éducation, laboratoire Experice, Université Paris 8 – Vincennes Saint-Denis

Déclaration d’intérêts

Paul Scheffer déclare n’avoir aucun lien avec l’industrie pharmaceutique. Il est administrateur du Formindep, membre du collectif de La Troupe du Rire et Président de l’Association de Diététique et Nutrition Critiques. Il a reçu un financement pour sa thèse de la part de l’université Paris 8 sous la forme d’un contrat doctoral.

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Amphithéâtre à Jussieu, université Pierre et Marie Curie. Kitman/FlickrCC BY-NC-ND

C’est une première en France. Les facultés de médecine viennent d’être classées sur l’indépendance qu’elles garantissent à leurs étudiants vis-à-vis des laboratoires pharmaceutiques. Ce travail inédit, inspiré d’un palmarès établi chaque année par l’Association américaine des étudiants en médecine, vient d’être publié, le 9 janvier, par la revue scientifique de référence en accès libre PLOS ONE, sous le titre « Conflict-of-Interest Policies at French Medical Schools : Starting from the Bottom ».

La faculté de Lyon Est arrive en tête, avec un score de 5 points, sur un maximum possible de 26. Celle d’Angers arrive en deuxième position, avec 4 points. Suivent sept établissements ex aequo, avec chacun 1 point : Aix-Marseille, Lyon Sud, Paris Descartes, Paris Diderot, Rennes 1, Strasbourg et Toulouse Purpan.

Ainsi, notre étude montre que seules 9 facultés sur 37, en France, ont pris des initiatives pour se prémunir contre les conflits d’intérêts qui surgissent en cas de liens de l’établissement ou de ses enseignants avec l’industrie du médicament. Les 28 autres, n’ayant adopté à ce jour aucune mesure en ce sens, n’obtiennent aucun point.

Des prescriptions moins orientées par le marketing des firmes

Ces résultats montrent, sans surprise, que la situation française n’est pas brillante. Mais celle des États-Unis, lors du premier classement réalisé en 2007, ne l’était pas beaucoup plus. Or des changements significatifs se sont produits outre-Atlantique en moins d’une décennie. La majorité des universités américaines se sont hissées en haut du tableau. Et selon plusieurs études, les étudiants qui en sortent prescrivent différemment, d’une façon moins orientée par le marketing des firmes et plus favorable aux patients.

Doctorant en sciences de l’éducation, j’ai proposé l’idée de ce classement au sein du Formindep, association qui milite pour une formation et une information indépendantes dans le domaine de la santé, à laquelle j’appartiens. Nous avons constitué fin 2014 un groupe de travail composé de 2 médecins, 3 étudiants en médecine et 2 chercheurs. Nous espérons fournir un levier dont pourront s’emparer les enseignants et les étudiants décidés à changer la situation. Nous puisons notre motivation dans les formidables avancées constatées dans les universités américaines.

Pour ma part, j’ai été convaincu de l’importance de la formation initiale dans les pratiques de toutes les professions en lisant un témoignage à charge contre une école de journalisme prestigieuse, Les petits soldats du journalisme (Les Arènes), publié en 2003 par François Ruffin. C’est en effet durant les études que se forgent les valeurs, les normes, les habitudes et le réseau amical, que certains plis plus ou moins heureux se prennent, parfois pour la carrière entière.

La défense de l’esprit critique dans l’éducation

Plus tard, j’ai rejoint le Formindep. J’y ai trouvé une convergence avec mes propres points de vue et des encouragements à défendre l’esprit critique dans l’éducation. Des membres m’ont fait découvrir l’existence du « Tableau de bord des politiques de conflits d’intérêts dans les universités de médecine » réalisé par l’Association américaine des étudiants en médecine (AMSA).

Gradué de A à F, à l’anglo-saxonne, ce classement utilisant des pictogrammes très simples est fondé sur des critères d’indépendance dont la validité est établie par la littérature scientifique. Il indique par exemple s’il existe ou non dans l’université une politique pour encadrer les cadeaux offerts aux étudiants par les firmes pharmaceutiques ou leurs invitations à déjeuner, l’organisation d’événements par les industriels sur le campus, les déclarations des liens d’intérêts par les enseignants au début de leurs cours. Aujourd’hui, les deux-tiers des établissements sont classés A ou B alors qu’en 2007, la plupart avaient écopé d’un F…

Notre travail sur les universités françaises s’inspire de ce tableau de bord – qui a également fait des émules au Canada, avec un classement publié en 2013. En plus de l’article publié dans la revue scientifique internationale PLOS ONE, nous avons mis en ligne sur le site du Formindep le « Classement des facultés françaises en matière d’indépendance », fondé sur 13 critères. Les 9 établissements ayant démontré une politique dans ce domaine sont gratifiées d’un D, les autres d’un I pour « incomplet ». Précisons qu’à ce jour, aucune n’a rédigé de document pour définir sa politique officielle en matière de conflit d’intérêts, comme cela existe dans les universités américaines, par exemple à Stanford.

Seuls trois doyens nous ont répondu

Notre méthode d’évaluation et de recueil des données reprend les principes américains, adapté aux spécificités françaises. Nous avons combiné plusieurs sources sur une période s’étalant de juin 2015 à début 2016 : les sites Internet des facultés, les informations de terrain dont nous disposions notamment par le biais d’enseignants, et des demandes d’information envoyées aux bureaux des doyens de chaque faculté. Seuls 3 doyens nous ont répondu, en dépit de nombreuses relances de notre part, suggérant que la coopération sur ce sujet ne va pas de soi pour les équipes dirigeantes des facultés.

Pourtant, davantage de transparence sur cette question ne ferait que répondre aux souhaits de nombreuses institutions à travers le monde. L’Académie de médecine américaine, le Collège des facultés de médecine aux États-Unis et son équivalent au Canada, le Conseil de l’Europe, le parlement français, tous ont publié des rapports concluant à cette nécessité. Il existe d’ailleurs déjà un manuel pratique d’enseignement, Comprendre et répondre à la promotion pharmaceutique, édité par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’ONG Health Action International. Il est disponible en français sur le site de la Haute autorité de santé.

Mais pour faire bouger les lignes, rien ne remplace l’engagement des étudiants sur les bancs même des facultés. Le cas d’Harvard est devenu emblématique suite à un article du New York Times. Celui-ci relatait comment les étudiants de cette université américaine de premier plan avaient interpellé leurs enseignants après l’attribution d’un F à l’établissement. Ils avaient également découvert qu’un des professeurs présentait de façon avantageuse les médicaments anticholestérol dans ses cours et minimisait leurs effets secondaires, alors qu’il était par ailleurs consultant salarié de dix firmes pharmaceutiques, dont cinq commercialisaient ces médicaments. Ces liens n’étaient pas déclarés. Aujourd’hui, Harvard est gratifiée d’un A.

Une tribune d’Irène Frachon

En France, la principale association étudiante, l’Association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF), s’est emparée de la question dès 2014. Le médecin qui révéla le scandale du Mediator, Irène Frachon, rend d’ailleurs hommage à son implication dans une tribune publiée sur The Conversation. À la rentrée 2016-2017, l’ANEMF a imprimé et distribué aux étudiants 8 000 livrets sur le thème « Pourquoi garder son indépendance face aux labos pharmaceutiques ? ». L’organisation a réussi à se passer complètement des financements des firmes pharmaceutiques.

L’ISNAR-IMG, le syndicat des internes en médecine générale (étudiants ayant au moins 6 ans d’études), qui regroupe 6 000 adhérents, est également en bonne voie d’y parvenir. Le Syndicat national des jeunes médecins généralistes (SNJMG), qui regroupe des internes et des jeunes médecins, a quant à lui fait le choix de l’indépendance financière dès sa création.

Ils se croient immunisés contre l’influence des firmes

Cependant, bon nombre d’étudiants estiment aujourd’hui que l’industrie pharmaceutique est un partenaire tout à fait légitime ne posant pas de problème particulier, comme on l’entend de la bouche de médecins et enseignants. Ils se croient souvent immunisés contre l’influence des firmes, en dépit d’études concordantes montrant le contraire, comme celle du chercheur Inserm Bruno Etain portant sur plus de 2000 étudiants.

La réflexion sur l’indépendance vis-à-vis des firmes peut se heurter à des résistances, voire de l’hostilité. Ainsi 14 facultés ont déjà projeté dans leurs murs le film La fille de Brest, qui raconte le combat d’Irène Frachon. Mais 3 s’y sont opposées – sans toutefois en donner officiellement les raisons.

Pour notre part, nous retenons surtout le message adressé par le président de la Conférence des doyens, le professeur Jean-Luc Dubois-Randé. Une journée sur la formation à l’indépendance dans les études médicales dont les vidéos sont disponibles ici s’est tenue le 30 avril 2016 à Paris, dans des locaux de la revue Prescrire. Le doyen de médecine de l’université Paris-Est Créteil y a déclaré :

« L’actualité nous rappelle que le temps des collusions entre le monde médical et l’industrie pharmaceutique n’est plus soutenable. Nul n’a sa liberté dès l’instant où il est juge et partie. L’expertise devient-elle difficile ? On est un très bon expert lorsqu’on est le professionnel de telle ou telle discipline, ou champ scientifique. Nul ne le conteste, mais il faut alors que la communauté soit informée de la façon la plus transparente des conflits d’intérêts […]. Les règles sont en train de changer, l’ignorer est s’exposer à des réveils judiciaires difficiles. La Conférence des doyens a maintenant homogénéisé les formulaires de cumul d’intérêts et sera très vigilante pour qu’ils soient remplis et signés. »

L’année 2017 débute, et avec elle l’espoir que la formation médicale devienne, dès les premières années, plus indépendante vis-à-vis des firmes. La faculté pourra ainsi donner davantage les moyens aux futurs médecins de déjouer les multiples stratégies d’influence les visant avec, pour cible ultime, leurs patients. Gageons que les résultats de la deuxième édition de ce classement, prévue fin 2017, seront meilleurs et le nombre de facultés volontaires pour partager leurs informations, plus élevé.

Elections syndicales dans les TPE !!!!

10 janvier 2017

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http://www.latribune.fr/economie/france/imbroglio-autour-des-elections-syndicales-dans-les-tpe-629439.htmlA ce stade, peu de salariés des TPE ont participé aux élections permettant d'établir le niveau de représentativité des syndicats. Aussi,  certaines organisations demandent à la ministre du Travail de rallonger les délais pour voter.

Les élections syndicales dans les TPE font un tel « flop », avec un taux de participation d’environ 5%, que certains syndicats demandent à la ministre du Travail de prolonger les délais pour voter. La question est à l’étude…

Les élections de représentativité syndicale dans les TPE de moins de onze salariés jouent de malchance. Déjà, alors qu’elles devaient initialement se tenir du 28 novembre au 12 décembre, elles avaient dû être reportées en raison d’un conflit juridique sur la question de représentativité au niveau national du Syndicat des travailleurs corses (STC). Le temps que la justice tranche le litige, les délais pour l’organisation du scrutin étaient devenus trop serrés. Aussi, la ministre du Travail avait préféré décaler ces élections du 30 décembre 2016 au 13 janvier.

5% de participation

Or, devant l’absence dramatique de participation des salariés aux opérations électorales, certains syndicats ont demandé à Myriam El Khomri de prolonger la période de scrutin.

« Moins de 5% des inscrits se sont exprimés à cette heure », écrivait lundi 9 janvier le syndicat Solidaires (qui regroupe les « Sud »). Déjà, la semaine dernière, la CGT s’était aussi émue de cette situation et avait demandé à la ministre de faire un geste.

Très concrètement, Solidaires souhaite « que soient pris en compte et dépouillés les bulletins de vote arrivant par courrier au centre de traitement jusqu’au début du dépouillement, c’est-à-dire le 30 janvier. » Les résultats devant être communiqués le 3 février

Interrogée lundi par l’AFP, la CFDT a déclaré ne pas être demandeuse d’un quelconque délai supplémentaire.

« Ce n’est pas ce qui permettra d’améliorer la participation », a jugé Marie-Andrée Seguin, secrétaire nationale chargée du dossier. « Le report n’a pas facilité la prise de conscience des salariés de TPE à participer au scrutin« , a-t-elle toutefois regretté.

Pour l’instant, le ministère du Travail n’a émis aucun commentaire officiel, mais, interrogé par La Tribune, confirme que « la question est à l’étude » avec une décision finale qui pourrait être prise au plus tard demain, mercredi 11 janvier.

Des élections importantes pour la représentativité syndicale

Ces élections sur sigle (on choisit un syndicat) doivent permettre aux 3,5 millions de salariés travaillant dans les petites entreprises de moins de onze salariés ainsi qu’au million d’employés des particuliers employeurs d’élire les représentants syndicaux qui négocieront les conventions et les accords collectifs au niveau des branches professionnelles, siégeront dans les conseils de prud’hommes – depuis que l’élection spécifique aux conseils de prud’hommes a été supprimée – et participeront aux nouvelles commissions régionales paritaires interprofessionnelles (CPRI). Ces CPRI, depuis une loi de 2015, ont pour mission de conseiller les salariés et les employeurs.

Enfin, le résultat de ce scrutin participera au calcul de la représentativité des syndicats nationaux. Ils seront agrégés aux résultats enregistrés depuis 2013 lors des élections des représentants du personnel des 14,5 millions de salariés travaillant dans les entreprises de plus de 10 salariés.
Ainsi, avec ces résultats globaux, en mars 2017 on pourra savoir quels sont les syndicats les plus représentatifs au niveau national ainsi que dans chaque branche professionnelle.

(avec AFP)

 

Arrêtez le gâchis !!!

10 janvier 2017

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http://www.lesechos.fr/finance-marches/marches-financiers/0211673522438-bourse-le-cac-40-a-distribue-pres-de-56-milliards-aux-actionnaires-en-2016-2055684.phpLes Echos 20170110

les deux parties vont réussir à s’entendre !

7 janvier 2017

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Sanofi dans le rouge après un revers aux États-Unis

Un laboratoire Sanofi.

L’action Sanofi signe la plus forte baisse du CAC 40. (© C. Fleury / Sanofi)

Par 

Publié le 06/01/2017 à 12:04 – Mis à jour le 06/01/2017 à 11:35

L’anti-cholestérol Praluent vient d’être interdit aux Etats-Unis. Le français va faire appel.

C’est un nouveau coup dur pour le Praluent développé par Sanofi et son partenaire américain Regeneron. On savait déjà que les ventes de cet anti-cholestérol, présenté en son temps comme un blockbuster potentiel, peinaient à décoller avec seulement 68 millions d’euros sur les neuf premiers mois de l’année de 2016.

Le problème de Praluent, c’est que cet anti-cholestérol de nouvelle génération est vendu très cher et peine pour l’instant à démontrer son surcroit d’efficacité par rapport à des traitements bien moins onéreux.

Sanofi mise sur une vaste étude «post-marketing» baptisée Odyssey, (portant sur 18.000 patients et mesurant l’effet du produit sur la mortalité et la morbidité cardiovasculaire) pour convaincre les assureurs de couvrir le traitement. Les résultats sont attendus dans un an.

Le groupe va aussi profiter du fait que Pfizer a abandonné le développement d’un produit concurrent, Bococizumab, faute d’avoir pu en démontrer la supériorité.

Praluent n’a donc qu’un seul rival, le Repatha d’Amgen – pas plus avancé que lui sur le plan commercial – sur ce marché où les espoirs sont encore permis. Et c’est justement Amgen qui a esté en justice invoquant le fait que le traitement de Sanofi et Regeneron violait deux de ses brevets.

Sanofi va faire appel

Le tribunal de première instance américain du District du Delaware a donné raison à Amgen et a demandé l’interdiction de la commercialisation, de la vente et de la fabrication de Praluent aux États-Unis pendant la durée de validité de deux brevets d’Amgen.

Le tribunal a accordé un délai de 30 jours dans la mise en oeuvre de sa décision pour permettre à Sanofi et Regeneron de trouver un accord à l’amiable avec Amgen. Praluent continue donc à être disponible pour les patients aux États-Unis en ce moment.

Sanofi et Regeneron ont annoncé ce matin qu’ils allaient faire appel de la décision du tribunal et déposer une requête pour demander une suspension de cette injonction dans l’attente du résultat de leur appel.

La plupart des analystes misent sur le fait que les deux parties vont réussir à s’entendre mais cette nouvelle difficulté va venir peser un peu plus sur le potentiel commercial déjà écorné de Praluent…

Le groupe Sanofi abuserait des contrats précaires : deux sites épinglés en Normandie

5 janvier 2017

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Lundi 2 janvier 2016, un tract émanant de la CGT de Sanofi dénonçait l’utilisation abusive de main d’œuvre précaire, notamment à Val-de-Reuil (Eure) et au Trait (Seine-Maritime).

Mise à jour : 03/01/2017 à 18:53 par Murielle Bouchard

 
Le syndicat CGT a dénoncé l'utilisation abusive d'emplois précaires au sein du groupe Sanofi, lundi 2 janvier 2017 dans un tract (©photo Le Pays d'Auge).

Le syndicat CGT a dénoncé l’utilisation abusive d’emplois précaires au sein du groupe Sanofi, lundi 2 janvier 2017 dans un tract (©photo Le Pays d’Auge).

Sur les quatre sites du groupe Sanofi en Normandie, deux sont épinglés par la CGT qui a dénoncé, lundi 2 janvier 2017, dans un tract, « l’utilisation abusive de main d’œuvre précaire» : Le Trait (Seine-Maritime) et Val-de-Reuil (Eure).

Patrick Rojo, délégué syndical CGT soutient que la situation se dégrade depuis le rapprochement entre Sanofi et Aventis en 2004.

Cette fusion a impliqué le fait que quasiment 5 000 emplois ont sauté chez Sanofi avec des conditions de travail qui sont de pire en pire.

Trop d’emplois précaires sur le site du Trait ?

Conséquence selon le syndicat : « 4 000 personnes font l’objet d’un emploi précaire. Plus de 2 000 sont en surcroît de travail permanent, c’est inacceptable, intolérable ».

> LIRE AUSSI : Des emplois supprimés chez Sanofi en Seine-Maritime et dans le Calvados

Le syndicat CGT dénonce un taux d’emplois précaires global de 18% « alors même que sa santé financière n’est plus à démontrer. C’est en Seine-Maritime, sur le site du Trait, que la proportion est la plus importante ».

Sur ce site on totalise 379 contrats précaires (hors CDD de formation) pour 853 CDI, soit environ 30% des effectifs en contrats temporaires.

45 salariés du Val-de-Reuil obtiennent gain de cause

Patrick Rojo constate d’ailleurs que les prud’hommes ont donné raison au syndicat :

« 130 salariés ont obtenu  gain de cause auprès des prud’hommes depuis 2014. 50 salariés ont obtenu la requalification de leur contrat en CDI  et 80 ont reçu un total de 3,5 millions d’euros d’indemnités pour utilisation illégale ou abusive de main d’œuvre précaire, le dernier jugement date du 16 décembre 2016. »

Et sur ces 50 salariés, 45 sont sur le site de Val-de-Reuil, dans l’Eure.

Patrick Rojo insiste : « Il y a d’autres demandes en cours, je ne vous préciserais pas combien mais évidemment, les salariés concernés par ces emplois précaires voyant que les prud’hommes reconnaissent l’illégalité de la situation n’hésitent plus, en fin de contrat, à venir vers nous pour obtenir leurs droits ».

> LIRE AUSSI : Sanofi en Seine-Maritime : le site pourrait être menacé

Sanofi a recruté 2 000 salariés en CDI

Interrogée sur ce tract par Normandie-Actu, la direction a répondu.

Le volume de contrats temporaires, incluant intérimaires et contrats à durée déterminée (CDD), chez Sanofi en France est resté stable, autour de 11%, ces dernières années sur un effectif total de 27 000 emplois.

Des contrats temporaires liés selon la direction « à un surcroît d’activité inhérent à notre métier (pics épidémiologiques notamment, comme la grippe saisonnière). »

1 400 jeunes en contrat d’apprentissage

La direction de Sanofi n’a pas souhaité commenter la situation des deux sites en Normandie et a préféré insister sur le nombre de jeunes en contrat d’apprentissage.

« Nous avons en permanence près de 1 400 jeunes en contrat d’apprentissage et, sur les deux dernières années, Sanofi a recruté 2 000 salariés en contrat à durée indéterminée (CDI), ce qui est supérieur aux engagements pris en 2013 dans le cadre du contrat de génération (500 contrats à durée indéterminée avaient été fixés à l’origine). »

Des embauches à venir

Enfin, la direction soutient que des embauches de personnes en contrats temporaires auront bien lieu : « Il a été annoncé à nos partenaires sociaux, lors des réunions des Négociations Annuelles Obligatoires, que Sanofi embaucherait en CDI, en France, en 2017, de 480 à 550 personnes aujourd’hui en contrat temporaire ».

Ces embauches seront effectuées au sein des activités industrielles.

Sanofi en Normandie : quatre sites industriels

Le Trait : site spécialisé dans le stérile et l’injectable, répond aux standards qualité les plus exigeants. Le site accueille également un centre de développement pour l’industrialisation de nouveaux produits issus notamment de la biotechnologie.
Lisieux : site dédié à la fabrication et au conditionnement de médicaments à base de paracétamol sous forme de comprimés, gélules, sachets et suppositoires. 97% de sa production est destinée à la France.
Saint-Aubin-Lès-Elbeuf : site de biochimie, spécialisé dans la fermentation grand volume et la fabrication de matières actives pharmaceutiques notamment pour la vitamine B12 et des antibiotiques.
Val-de-Reuil : produit et distribue sept des 20 vaccins de la gamme Sanofi Pasteur à travers le monde. Le site est leader pour le vaccin contre la grippe et la fièvre jaune.
Source Sanofi.

Sanofi abuse-t-il des contrats précaires ?

3 janvier 2017

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Sanofi abuse-t-il des contrats précaires ?

 Par latribune.fr  |  03/01/2017, 8:46  |  383  mots
Selon la CGT, le site de Le Trait (Seine-Maritime) serait le plus touché avec 379 contrats précaires (hors CDD de formation) pour 853 CDI, soit environ 30% des effectifs en contrats temporaires.
Selon la CGT, le site de Le Trait (Seine-Maritime) serait le plus touché avec 379 contrats précaires (hors CDD de formation) pour 853 CDI, soit environ 30% des effectifs en contrats temporaires. (Crédits : © Christian Hartmann / Reuters)
Selon la CGT, le taux de précaire se situe aux alentours de 18% dans l’entreprise. Faux, répond Sanofi, qui parle de 11% de CDD et d’intérims sur 27.000 emplois.

La CGT du groupe pharmaceutique Sanofi a dénoncé lundi « l’utilisation abusive de mains d’œuvres précaires », avançant le chiffre de 130 salariés ayant obtenu gain de cause auprès des prud’hommes depuis 2014. Selon la CGT, 50 salariés ont obtenu la requalification de leur contrat en CDI (dont 45 sur le site du Val-de-Reuil, dans l’Eure) et 80 ont reçu un total de 3,5 millions d’euros d’indemnités.

Lors du dernier procès, le 16 décembre dernier, 15 anciens salariés ont obtenu chacun en moyenne 80.000 euros d’indemnités, a déclaré le syndicat à l’AFP. Selon la CGT, le nombre de CDD et d’intérimaires a fortement augmenté entre 2007 et 2016, passant d’environ 2.500 personnes à 4.000. Le syndicat estime que le taux de précaires se situe à 18%, « alors même que la santé financière (du groupe) n’est plus à démontrer ».

Sanofi fait valoir ses contrats d’apprentissage

Interrogée par l’AFP, la direction a de son côté indiqué que  »le volume de contrats temporaires, incluant intérimaires et contrats à durée déterminée (CDD), chez Sanofi en France est resté stable autour de 11% ces dernières années, sur un effectif total de 27.000 emplois ».

« La plupart de ces contrats temporaires vise à faire face à un surcroît d’activités inhérent à notre métier (pics épidémiologiques comme grippe saisonnière) », a-t-elle ajouté. « En complément, nous avons en permanence près de 1.400 jeunes en contrat d’apprentissage. »

Sanofi fait valoir qu’il a  »sur les deux dernières années, recruté 2.000 salariés en contrat à durée indéterminée (CDI), ce qui est supérieur aux engagements pris en 2013 dans le cadre du contrat de génération (500 contrats à durée indéterminée avaient été fixés à l’origine) ».

30% de précaire en Seine-Maritime ?

Selon la CGT, le site de Le Trait (Seine-Maritime) serait le plus touché avec 379 contrats précaires (hors CDD de formation) pour 853 CDI, soit environ 30% des effectifs en contrats temporaires. Une précarisation des effectifs « intolérable » qui, pour la CGT, est « préjudiciable » à la qualité de la production.

« Nous sommes sur une situation socialement pas acceptable, mais qui économiquement et d’un point de vue sanitaire n’est pas bonne non plus », a déclaré à l’AFP Thierry Bodin, coordinateur CGT à Sanofi, évoquant des problèmes de formations et un turnover important.

(Avec AFP)

Merial quitte officiellement le périmètre de Sanofi

2 janvier 2017

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Merial quitte officiellement le périmètre de Sanofi

Publié le 02/01/2017 à 07h21

(Boursier.com) — Sanofi et Boehringer Ingelheim ont finalisé au 1er janvier 2017 la majeure partie de l’échange d’actifs annoncé en décembre 2015. Globalement, le français apporte à l’allemand sa division de santé animale, Merial, en échange de son activité santé grand public. La clôture de l’acquisition de Merial au Mexique et l’échange de Merial avec l’activité santé grand public BI en Inde ont été retardés et devraient être finalisés au début de 2017.

Au cours des derniers mois, Sanofi et Boehringer Ingelheim ont diligemment préparé leurs activités et leurs collaborateurs afin d’assurer un transfert homogène dès la prise d’effet de l’échange. Dans l’intérêt des clients et afin d’assurer la continuité des activités, la priorité des deux sociétés est une intégration en douceur des deux organisations, commente Sanofi, qui a confié la nouvelle division à Alan Main, vice-président exécutif de la division Santé Grand Public et membre du Comité Exécutif.

Lors de la signature de l’accord final en juin 2016, l’activité Santé Grand Public de Boehringer Ingelheim (hors Chine) était valorisée à 6,7 milliards d’euros et Merial à 11,4 MdsE, en conséquence de quoi l’allemand devait verser à Sanofi une soulte brute de 4,7 MdsE, correspondant à l’écart de valorisation entre les deux activités. Le groupe dirigé par Olivier Brandicourt attendait un effet neutre sur le bénéfice net par action des activités en 2017, puis un effet relutif par la suite.

Boehringer Ingelheim dispose de produits grand public comme l’antispasmodique Buscopan, le laxatif Dulcolax ainsi que les marques Pharmaton, Mucosolvan, Bisolvon et Mucoangin / Lysopaïne. Chez Sanofi Santé Grand Public, on ne présente plus le Doliprane ni le Maalox, mais le portefeuille recèle plusieurs autres marques affichant des ventes à trois chiffres comme Allegra, Nasacort, No-Spa ou Essentiale et Lactacyd.

Anthony Bondain — ©2017, Boursier.co

La fin de Sanofi Pasteur MSD est officielle

2 janvier 2017

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La fin de Sanofi Pasteur MSD est officielle

Publié le 02/01/2017 à 08h11

(Boursier.com) — Sanofi et Merck ont mis fin, comme prévu, à leur alliance dans les vaccins en Europe. La séparation entre Pasteur et MSD est effective depuis le 1er janvier 2017. Le projet avait été révélé en mars 2016. Sanofi Pasteur MSD avait été créée en 1994. Le laboratoire français garde pour objectif de maintenir son leadership dans les vaccins, l’un des piliers de sa stratégie. Les deux ex-partenaires ont cherché ces derniers mois à assurer une séparation en douceur. Ils n’ont pas, à ce stade, communiqué d’éléments financiers sur les conséquences de l’opération.

 

Sanofi pourrait se séparer de Cepia

21 décembre 2016

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Sanofi pourrait se séparer de Cepia

Publié le 20/12/2016 à 12h34

<b>Sanofi</b> pourrait se séparer de CepiaCrédit photo © Sanofi

Sanofi pourrait céder Cepia pour récupérer entre 500 millions et 1 milliard d’euros, a appris Bloomberg auprès de bonnes sources. Des discussions en ce sens auraient démarré par l’entremise de Messier & Associés. Les fonds pourraient servir à participer à l’acquisition d’Actelion, que négocierait en parallèle le géant français de la pharmacie.

Cepia regroupe les actifs de production pour compte de tiers de Sanofi. Cette branche est divisée en trois domaines, la fourniture de produits intermédiaires, la fabrication de produits finis et la synthèse à façon. Cepia a accès au réseau de sites industriels de Sanofi pour mener à bien ses missions.

©2016, Boursier.com

Attention, notre rubrique « Rumeurs » se veut l’écho des informations qui circulent dans les salles de marché. Ces rumeurs ne pouvant être vérifiées, elles doivent donc être considérées avec précaution.
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