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Les salariés des TPE confirment la CGT comme première organisation

6 février 2017

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Elections TPE

Les salariés des TPE confirment la CGT comme première organisation, à dix points devant la deuxième !

vendredi 3 février 2017

Les résultats des élections de représentativité dans les Très Petites Entreprises confirment la CGT comme première organisation syndicale au plan national.

Les salariés qui se sont exprimés ont choisi de légitimer le syndicalisme CGT, qui propose, conteste, revendique, lutte et négocie ! La CGT sort confortée de cette élection et remercie les électeurs.

Cette satisfaction des résultats ne peut gommer l’amateurisme dont ont fait preuve le gouvernement et les services du Ministère du Travail tout au long du processus électoral.

Ils portent notamment la responsabilité du faible taux de participation des salariés à l’élection.

Alors que 4,6 millions de salariés étaient concernés par l’élection, aucune communication digne de ce nom dans les médias n’aura été organisée afin d’informer, sensibiliser et favoriser leur expression.

La CGT dénonce le gouvernement et ses services qui auront jalonné d’embuches l’élection des salariés des TPE comme par exemple le report des élections pendant les fêtes de fin d’année.

Le choix de permettre la participation de listes syndicales pourtant dans l’incapacité de représenter les salariés dans les commissions paritaires qui vont se mettre en place démontre que loin de l’affichage, la prise en compte de l’expression des salariés des TPE sur leurs besoins, leurs revendications n’intéressent que peu le gouvernement !

Les salariés ont amené la meilleure des réponses, celle de placer en tête et loin devant la CGT avec un résultat de 25,12% devant la CFDT à 15,44%.

Ces résultats confèrent de grandes responsabilités à la CGT, qui, forte de ce résultat, réaffirme son engagement auprès des salariés des TPE pour, avec eux, exiger des avancées réelles en matière sociale.

La CGT mesure les efforts de déploiement à réaliser pour mieux représenter les salariés des TPE, leur donner plus de place encore dans le syndicalisme CGT, le syndicalisme de tous les salariés.

Montreuil, le 3 février 2017

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Maisons-Alfort : le géant du médicament poursuivi pour avoir fait appel à trop d’intérimaires

2 février 2017

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Maisons-Alfort : le géant du médicament poursuivi pour avoir fait appel à trop d’intérimaires

>Île-de-France & Oise>Val-de-Marne>Maisons-Alfort|Fanny Delporte|01 février 2017, 19h31|0
Maisons-Alfort : le géant du médicament poursuivi pour avoir fait appel à trop d’intérimaires dans CGT Groupe 6646755_f7675946-e89e-11e6-b46f-ca2197cc15c2-1_1000x625
Maisons-Alfort, ce mercredi. Le site de Sanofi . LP/FD.

Le géant pharmaceutique Sanofi a-t-il abusé des contrats intérimaires sur son site de Maisons-Alfort entre 2010 et 2011 ? C’est ce pourquoi l’entreprise était convoquée mercredi devant le tribunal correctionnel de Créteil. Les parties civiles ? La CGT du site en question, le comité d’établissement, et la CGT de la Fédération Nationale des Industries Chimiques (FNIC).

L’affaire avait fait l’objet d’un classement sans suite par le parquet de Nanterre — le siège de l’entreprise se trouvant à Antony — en raison d’une infraction « insuffisamment caractérisée », a rappelé la procureure, qui a demandé la fin des poursuites en raison de « l’absence d’éléments nouveaux ».

C’est un courrier envoyé par la CGT à l’inspection du travail en 2010 qui déclenche un contrôle sur ce site de production qui fêtera ses 70 ans en 2018. « On a essayé d’alerter plusieurs fois », pour que Sanofi fasse « baisser le taux de précaires », a expliqué à la barre Bernard Dubois, délégué syndical CGT. « C’est une industrie de connaissance et de savoir-faire. Il est risqué de faire appel à ce type d’emplois », indique-t-il. Et de raconter que les intérimaires devaient parfois en former d’autres.

 

« On n’est pas dans une petite PME ! », a lancé Me Bettina Ferreira, avocate des parties civiles pour qui l’infraction est claire : Sanofi a eu recours « à des emplois précaires en dehors des cas prévus par la loi ». Par exemple : 1 762 contrats intérimaires en 2011. Ou encore 61 intérimaires en septembre 2011 pour 68 agents de production en CDI.

« Il y a des intérimaires tous les jours », alors que l’entreprise était en mesure « d’anticiper » puisqu’il s’agissait de remplacer des « congés, des RTT ». « Où est la politique de l’emploi saine et équilibrée ? », a-t-elle interrogé, avant de demander 1 € de dommages et intérêt, évoquant un « symbole » qui « concerne toute la société ».

L’avocate de Sanofi a estimé qu’il n’y avait aucune infraction dans la mesure où le recours à de l’intérim n’avait qu’un objectif : le besoin de maintenir un « niveau de production constant pour des médicaments qui guérissent des pathologies particulièrement graves », dans des périodes « d’accroissement temporaire d’activité ». Le délibéré est attendu le 1er mars.

leparisien.fr

Nouvelle attaque contre la médecine du travail

30 janvier 2017

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Nouvelle attaque de la médecine du travail

Le CETA ,La lutte continue

30 janvier 2017

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Le CETA la lutte continue pour le stopper Le CETA la lutte continue pour le stopper2

Ford : usine morte à Blanquefort, ses ouvriers toujours debout

24 janvier 2017

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Le parking de Ford Aquitaine Industrie est plein de voitures ce lundi matin, mais pour autant l’usine de Blanquefort ne tourne pas. Dans le froid au lieu d’embaucher, les 400 ouvriers et cadres grévistes se retrouvent pour tracter à l’entrée, ralentissant la circulation sur le rond-point. L’heure est à la mobilisation pour les salariés qui craignent une fermeture du site et ont décrété une journée usine morte.

 

Les productions actuelles (boite de vitesse, double-embrayage, carter) n’ont plus que quelques mois de vies et les projets ne pointent toujours pas à l’horizon. Malgré les projets qui disparaissent, les salariés décrivent des conditions de travail toujours difficile : le flux tendu et l’urgence dressés comme religion, et en corollaire la poursuite des 2X8 et des heures sup du samedi matin.

Par ailleurs, l’intersyndicale CFE-CGC-CGT-CFTC-FO ne compte que 930 équivalents temps plein en CDI. L’objectif signé dans l’accord-cadre de 2013 par la direction ne serait alors pas tenu : le maintien des 1000 emplois devait en effet être assuré pour permettre l’obtention de 12,5 millions d’aides publiques. L’expertise du cabinet Secafi indique elle que la somme de ces aides s’approchent en fait de 46 millions d’euros.

Agenda chargé

De Blanquefort, 400 manifestants s’engouffrent dans deux trams pleins à craquer, direction la préfecture de Gironde. Ils reçoivent le renfort de syndicalistes d’autres secteurs et du Collectif de lutte 33, issu de l’opposition à la Loi Travail.

Ford : usine morte à Blanquefort, ses ouvriers toujours debout dans Presse 2017_01_23_Manif_Ford_Blanquefort_Thierry-514x341

Thierry, ouvrier de Ford à Blanquefort, syndiqué CGT. (XR/Rue89 Bordeaux)

Jean-Luc, 22 ans chez Ford et pas syndiqué, se réjouit de cette « journée symbolique ». Il se rappelle que comme lors des manifestations aux Salons de l’auto de Paris, « dès que l’image de Ford est touchée, c’est de la pub négative. » Et cette nouvelle journée « Usine morte » peut servir à ça. Jean-Marc Chavant, secrétaire adjoint de Force Ouvrière et membre du CE de Ford estime que « c’est une réussite qui en appelle d’autres. Il faut maintenant des garanties pour qu’on ait le plus d’emplois et le plus longtemps possible. »

Le délégué CGT et candidat à la présidentielle, Philippe Poutou va même un peu plus loin : il souhaite que « que Ford décide d’investir ici et garde tous les emplois ». Après avoir été reçu avec la délégation par le Préfet, le leader du NPA se demande si « les autorités publiques ne sont pas un peu anesthésiées » et tient à motiver les troupes :

« Ford a l’argent, il n’y a pas de raisons de baisser la tête. »

De toute façon, les premiers résultats sont là pour l’intersyndicale, reçue vendredi dernier par le président de Bordeaux Métropole, Alain Juppé. Deux rendez-vous se sont ajoutés à l’agenda de la direction : le 9 février à Bordeaux avec le préfet et les élus et le 20 février pour une rencontre avec le secrétaire d’Etat à l’industrie, Christophe Sirugue.

Mais les représentants syndicaux ne seront invités ni à l’un ni à l’autre. Ils devront attendre la programmation d’un comité de suivi souhaité par le préfet avant la mi-mars, début de la campagne officielle pour la présidentielle.

Une toute petite boite bientôt arrivée ?

La direction de Ford Europe se refuse à faire des annonces avant l’été. Cependant, elle laisse entendre que la production d’une boite de vitesse de plus petit calibre que l’actuelle est en route pour la Gironde. Le site de Blanquefort est pressenti depuis l’été dernier pour accueillir une nouvelle boite de vitesse, la 6F15, destinée à remplacer la 6F35, mais déjà produite ailleurs.

Les contremaîtres de la CFE-CGC ont donc compris via des documents internes que les volumes de production seraient bien moindres : 50000 au lieu de 120000 boites produites par an. Pas de quoi faire vivre le site et ses 1000 emplois. L’intersyndicale réclame l’arrivée de boites de vitesses automatiques ou de 8 à 9 vitesses.

Alors qu’une assemblée générale se tient ce mardi à 10h, la présidente du comité de soutien Marie-Thérèse Flipo a bien une idée pour continuer le mouvement :

« Est-ce qu’une seule journée d’action suffira ? Je crois qu’il faut faire venir les voisins et les communes qui bénéficient de cette usine. »

Les responsables politiques sont-ils déconnectés des réalités ?

11 janvier 2017

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Publié le 11/01/2017 à 7h09 par Olivier Saint-Faustin.
Les responsables politiques sont-ils déconnectés des réalités ?
Henri Guaino (à gauche) et Gérard Collomb ont des difficultés à vivre avec leurs salaires de député et sénateur.

AFP
Henri Guaino et Gérard Collomb estiment ne pas gagner assez avec leur salaire de député ou de sénateur. Des propos qui peuvent paraître « indécents » et qui traduisent la distance qui existe parfois entre les élus et les citoyens

En cinq jours, ils sont deux à avoir mis les pieds dans le plat concernant un sujet pour le moins sensible aux yeux du commun des mortels. Jeudi dernier, Henri Guaino a été le premier à se plaindre de son salaire de député, celui-ci ne lui permettant pas de « mettre de côté » quelques économies. Ce mardi, Gérard Collomb, sénateur entre autres fonctions, en a remis une couche, estimant lui aussi ne pas gagner assez. Ces deux sorties, surprenantes tant les responsables politiques savent bien l’image de privilégiés qu’ils véhiculent et le risque qu’ils encourent lorsqu’ils évoquent leurs émoluments, illustrent une idée communément répandue, à tort ou à raison, dans l’opinion publique : les élus sont déconnectés des réalités.

Alors que la défiance vis-à-vis des dirigeants politiques n’a jamais été aussi forte, et que le populisme se répand en France comme en Europe, Vincent Tiberj, sociologue et politologue à Science Po Bordeaux, décrypte ces petites phrases et ce qu’elles disent de la façon dont nos gouvernants voient le monde.

Guaino ne parvient pas à économiser

Jeudi dernier sur LCI, Henri Guaino, député Les Républicains des Yvelines et ex-conseiller à l’Élysée du président Sarkozy, a déclaré qu’il ne peut « rien mettre de côté » avec son salaire de parlementaire.  »J’ai commencé ma carrière d’élu à 50 ans passés, a-t-il ajouté. Donc à 50 ans passés, vous avez des charges, j’habite à Paris. (…) Je ne suis pas élu dans la Creuse ou en Corrèze, les loyers sont beaucoup plus élevés. Le train de vie que j’ai, même en le réduisant, il pèse plus lourd. »

 

Avec 5100 euros de côté, Henri Guaino dit ne… par journalsudouest 

Sur le site de l’Assemblée nationale, on apprend que les indemnités d’un député sont de 7 142,75 euros brut, soit un salaire net de 5 357,34 euros. A cette somme s’ajoute une indemnité représentative de frais de mandat, destinée à couvrir les diverses dépenses de l’élu, d’un montant mensuel de 5 805 euros brut.

« Henri Guaino a une fâcheuse tendance à oublier la réalité des salaires dans le pays, note Vincent Tiberj. En France, à 4 000 euros par mois, on est déjà dans les 10% des Français les plus riches en terme de salaire. De plus, on a aussi d’autres avantages quand on est député, comme des indemnités de représentation, ce qui peut être équivalent à un doublement du salaire… Les députés français ne sont pas à plaindre ».

Le « cauchemar » de Gérard Collomb

Gérard Collomb est un cumulard. L’élu PS est maire de Lyon, de la Métropole lyonnaise et sénateur. Trois casquettes et autant de responsabilités qui lui imposent parfois de faire des choix. Ainsi, en vertu d’une nouvelle règle adoptée par le Sénat, lui et treize collègues ont été sanctionnés en mai dernier pour cause d’absentéisme répété.

Sud Ouest
CRÉDIT PHOTO : JEAN-PHILIPPE KSIAZEK

Résultat : une pénalité économique et un salaire « tombé à 4 000 euros par mois », comme s’en est plaint le sénateur, interrogé par Le Point« C’est un vrai cauchemar », a-t-il ajouté : « Mes revenus sont plafonnés, je ne touche donc rien en tant que maire de Lyon et président de la métropole, je suis donc tombé à 4 000 euros par mois ». Le site du Sénat donne également le détail des indemnités versées. Un sénateur gagne ainsi 7 142,75 euros brut, soit 5 385,67 euros net. S’il occupe d’autres fonctions, ce qui est le cas de Gérard Collomb, il ne doit pas dépasser, avec les salaires qu’ils reçoit en plus, un plafond mensuel de 8 321,66 euros brut.

Pour le politologue bordelais, cette situation illustre bien « l’un des principaux problèmes de la démocratie française, qui est l’une des rares à accepter le cumul des mandats ». « On voit que Gérard Collomb a trois mandats différents et s’il veut bien les exercer, on voit qu’il ne peut pas le faire, poursuit Vincent Tiberj. C’est plutôt une bonne nouvelle que quelqu’un comme lui soit sanctionné pour absentéisme car ça montre bien que les mentalités changent. »

Des propos « indécents »

Sud Ouest
CRÉDIT PHOTO : SCIENCE PO BORDEAUX

En se plaignant publiquement de la présumée faiblesse de leurs revenus, les deux élus ont choqué. Selon le politologue, le problème est qu’ils se trompent de « référence ».

« Le salaire médian en France est autour de 1 500 euros (NDLR : 1 772 euros par mois en 2013, selon l’Insee), reprend-il. Clairement, ce type de salaire à 4 000 euros est inatteignable pour la grande majorité de nos concitoyens. Le problème de nos députés ou responsables politiques nationaux, c’est qu’ils se comparent à des responsables d’entreprises qui gagnent extrêmement bien leur vie, et beaucoup mieux qu’eux. Tout dépend du point de référence, et il ne doit pas forcément être celui-là. »

Les rétributions d’un élu n’ont donc pas nécessairement vocation à enrichir celui-ci mais à lui permettre de vivre et d’exercer sa fonction.

« Il ne faut pas tomber dans l’anti-parlementarisme et je ne dis pas qu’ils ne font pas leur boulot mais il faut savoir raison garder et sur ce point-là, Henri Guaino, par exemple, est à côté de la plaque. (…) Il y a un vrai problème de niveau de rémunération des politiques mais il n’est pas au niveau national et parlementaire mais plutôt au niveau local. Quand on voit la rémunération du maire d’une petite commune et les responsabilités qu’il a en face, ce que dit Henri Guaino est un peu indécent. Derrière, ça en dit beaucoup sur l’incapacité de nos dirigeants politiques à appréhender la société dans son ensemble ».Vincent Tiberj

Un travail de « reconnexion » à faire

De l’autre côté du spectre médiatique, l’effet que produit ce type de petite phrase sur le citoyen ordinaire est désastreux. La défiance, déjà alimentée par « l’incapacité du politique à associer plus les citoyens à la prise de décision » et « à l’incapacité à sortir d’une vision trop technocratique de l’exercice de son mandat », s’en trouve exacerbée.

Alors, déconnectés les responsables politiques ? Les propos confirmant cette hypothèse ont été nombreux ces dernières années, comme le rappelle L’Obs : Jean-François Copé a ainsi estimé qu’un pain au chocolat valait « entre 10 et 15 centimes » ; Nicolas Sarkozy, lui, a demandé à des entrepreneurs qu’il rencontrait ce qu’était Le bon coin ; Nathalie Kosciusko-Morizet a assuré que prendre le métro était « un moment de grâce » mais n’a pas su dire combien coûtait un ticket . Lors du débat pour la primaire de la droite, François Fillon ne connaissait pas le montant du Smic ; Marion Maréchal Le Pen, qui briguait la présidence de la région Paca, ne connaissait pas le nombre d’habitants y vivant ; Myriam El Khomri, enfin, s’est montrée incapable de dire combien de fois il était possible de renouveler un CDD… Liste non-exhaustive.

 

Le prix d’un pain au chocolat ? « 10 ou 15… par Europe1fr 

« Les gens peuvent effectivement ressentir une certaine déconnexion chez les politiques mais si on leur posait le même type de question, sur les CDD ou le Smic, beaucoup se tromperaient, pondère le politologue girondin. On est dans une société complexe et les responsables politiques ont des défauts qu’ont beaucoup d’autres. Ce que ça nous raconte néanmoins, c’est l’exercice du pouvoir. Quand on regarde l’agenda du député type, on voit qu’il travaille énormément et qu’au quotidien, ce travail de reconnexion avec la vie réelle est quasiment, de fait, laissé de côté. A cause de leurs obligations, ils n’ont pas le temps de le faire. Donc ils se coupent de plus en plus des réalités ».

À partir de ce constat, une question se pose : les élus peuvent-ils prendre des décisions pertinentes pour des gens dont ils ne connaissent pas les vrais problèmes et besoins ? « Tout dépend de cette coupure », répond Vincent Tiberj.

« Si on est face à des politiciens qui savent qu’il faut sortir des éléments classiques d’information, qui font un effort pour rencontrer des gens, comprendre leur point de vue, y consacrer du temps, alors oui. C’est une espèce de discipline, un vrai travail de reconnexion qui est, c’est vrai, difficile à mener quand on voit comment se passe l’exercice du pouvoir, comment est organisé l’agenda d’un ministre. S’il n’y a pas cet effort, l’élu rentre dans une logique de surinformation sur un certain nombre de choses et de sous-information sur d’autres, avec lesquelles il est déconnecté ».

Bordeaux : la misère de la justice du travail

11 janvier 2017

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A LA UNE L’ ESSENTIEL

Publié le 11/01/2017 à 3h37. Mis à jour à 16h09 par Dominique Richard.
Bordeaux : la misère de la justice du travail

Me Philippe Lafaye, Me Élise Batail, Me Monique Guedon (au centre), Me Alain Guerin et Me Magali Bisiau font partie des avocats qui assignent l’État en responsabilité.

THIERRY DAVID/ »SUD OUEST »
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Plus de trois ans pour juger un contentieux du travail du fait du manque de magistrats. Des avocats de justiciables assignent l’État en responsabilité

Salarié de la filiale d’un groupe italien qui fabriquait des brûleurs dans l’agglomération bordelaise, Lucien a fait l’objet d’un licenciement économique en juin 2010 sans que son employeur remplisse son obligation de reclassement. Cet ancien ajusteur a presque aussitôt saisi le conseil de prud’hommes. La cour d’appel statuera fin… 2017. La chambre sociale devant laquelle il était convoqué a reporté les débats d’un an « en raison du nombre insuffisant de magistrats pour assurer les audiences ».

Délais excessifs

À Bordeaux, tout au long de la chaîne sociale les retards s’accumulent. En moyenne, les contentieux du travail sont tranchés en un an s’il y a consensus au sein du collège concerné entre les représentants des patrons et ceux des salariés, qui siègent à parité. En cas de désaccord, le dossier part en départage. Il est alors repris par un juge professionnel dont la voix est prépondérante.

Mais, compte tenu du stock de procédures en attente (plus de 700), il faut compter au moins deux ans avant le rendu du jugement. Et deux ans de plus au bas mot en cas d’appel. Des délais déraisonnables qui ont incité une quinzaine d’avocats du barreau de Bordeaux à engager une action en responsabilité au nom de plusieurs dizaines de leurs clients pour dysfonctionnement du service public de la justice. L’État sera très certainement condamné à indemniser les plaignants, qui réclament chacun entre 10 000 et 15 000 euros.

Le Code de l’organisation judiciaire ouvre droit à réparations en cas de fonctionnement défectueux. Et la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme relative au procès équitable est solidement établie. « Elle considère les contentieux du travail comme des affaires prioritaires », rappelle Me Monique Guedon. Les délais raisonnables sont fixés à un an et sept mois en première instance et à un an et neuf mois en appel.

« Une épée de Damoclès »

Vu sous l’angle patronal, le conseil de prud’hommes de Bordeaux en serait resté à la lutte des classes. Vu sous l’angle salarié, les employeurs paralyseraient l’institution en étant rétifs à tout compromis pendant les délibérés. 20 à 25 % des litiges sont soumis à des juges départiteurs. Une proportion supérieure à la moyenne nationale. De quoi densifier le trafic dans des tuyauteries judiciaires passablement encombrées. En 2014, un rapport sur l’avenir des juridictions du travail évaluait à plus de 60 % le taux d’appel des décisions des conseils de prud’hommes. « Les employeurs ne se réjouissent pas de ces délais anormaux, nuance Me Alain Guerin, l’un des membres du collectif d’avocats. Pour les petites entreprises, et il y en a beaucoup, quand 10 000 ou 20 000 euros sont en jeu après un licenciement et que cela dure des années, c’est comme une épée de Damoclès. »

Même si le paritarisme, l’ADN de la justice prud’homale, suscite des critiques récurrentes, l’essentiel n’est pas là. Ces délais déraisonnables tiennent avant tout au manque de juges répartiteurs. Il est impossible de respecter le Code du travail, qui impose la reprise de l’affaire dans un délai d’un mois en cas de partage, d’autant que la dernière loi Macron a singulièrement compliqué la procédure. « Même avec la meilleure volonté du monde, on n’y arrive plus », soupire un magistrat.

Justice sinistrée

Entre janvier 2016 et janvier 2017, le nombre de poste vacants au tribunal de grande instance et au tribunal d’instance de Bordeaux a fluctué de cinq à dix selon les périodes. Par le passé, des situations de crise similaires avaient pu être dominées par l’affectation temporaire de juges. Aujourd’hui, les réserves sont à l’étiage. « L’impossibilité dans laquelle nous nous trouvons d’augmenter l’effectif de magistrats ne nous laisse espérer aucune embellie véritable à court terme : nous écopons seulement, de notre mieux certes, mais nous écopons », avoue Dominique Ferrière, le Premier président de la cour d’appel de Bordeaux (1).

Sous le quinquennat de François Hollande, les promotions de l’École nationale de la magistrature ont été plus que doublées. Mais il faudra du temps avant que ne se comble un déficit ancien que Nicolas Sarkozy avait laissé filer et qui a plongé la justice dans le dénuement.

(1) Propos tenus lors de l’audience solennelle de rentrée de la cour d’appel, qui a eu lieu le 9 janvier.

Ford à Blanquefort : les syndicats redoutent une fermeture de l’usine en 2018

11 janvier 2017

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Publié le 11/01/2017 à 8h47. Mis à jour à 13h27 par Nicolas César.
Ford à Blanquefort : les syndicats redoutent une fermeture de l’usine en 2018

La nouvelle boite à vitesse, qui doit remplacer à l’horizon 2019 l’actuelle 6F35, ne serait produite qu’à 50 000 exemplaires par an à Blanquefort.

PHOTO ARCHIVES GUILLAUME BONNAUD
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Mardi, le comité d’entreprise extraordinaire n’a pas dissipé leurs craintes. L’intersyndicale réclame des investissements rapides sur le site girondin pour maintenir 1 000 emplois. Mais, pour l’heure, le constructeur américain préfère miser sur des usines au Mexique et dans les pays de l’Est, où le coût de la main d’oeuvre est moins élevé

« Nous avons fixé un ultimatum à la direction de Ford. Nous exigeons un comité de suivi avant le 23 janvier, avec l’un des hauts responsables au niveau européen et les pouvoirs publics », tonne Gilles Lambersend, le secrétaire (CGT) du CE de Ford Blanquefort.

Hier, lors d’un comité d’entreprise extraordinaire, l’intersyndicale CFE-CGC, CFTC, FO et CGT a martelé ce message auprès de la direction locale, qui a pris note de leur demande, sans parvenir à les rassurer.

Des effectifs en chute libre

« Il y a urgence », insiste Gilles Lambersend. Car, les effectifs de l’usine continuent de « fondre ». « Aujourd’hui, Ford Blanquefort n’emploie plus que 930 salariés en CDI (contre 1 600 en 2009, NDLR), et cette année, 48 personnes vont partir à la retraite sans être remplacées  », s’inquiète-t-il.

L’objectif de maintenir 1 000 emplois sur le site, acté dans un accord-cadre avec les pouvoirs publics en 2013, est donc loin d’être tenu. « C’était un objectif, non un engagement. Et, les aides publiques pour maintenir l’activité du site sont proratisées en fonction de cet objectif », se défend Fabrice Devanlay, le directeur de la communication de Ford France.

Pas de nouveaux projets forts

Surtout, les perspectives d’avenir ne sont guère rassurantes pour les salariés de l’usine, qui affichent une moyenne d’âge de 50 ans. La transmission 6F15, la nouvelle boite à vitesse, qui doit remplacer à l’horizon 2019 l’actuelle 6F35, ne serait produite qu’à 50 000 exemplaires par an à Blanquefort. Contre 120 000, selon les prévisions initiales. « Nous n’aurions que 12 % de la production européenne, d’après des documents internes de Ford Europe, auxquels nous avons eu accès. Le reste sera assuré par les États-Unis et le Mexique », explique Gilles Lambersend. Insuffisant pour maintenir 1 000 emplois, sans d’autres projets et investissements.

Autre signe négatif, « notre usine sœur, Getrag, a entrepris de louer des lieux de stockage pour ses productions alors que d’immenses espaces vides sont disponibles dans notre usine. Elle a aussi investi pour être autonome sur le plan du traitement thermique. Ce qui laisse à penser que la séparation est entamée », observe Jean-Luc Gassies, le délégué CFTC, qui déplore aussi « l’absence de soutien politique dans ce dossier ».

Un courrier d’alerte envoyé aux élus

Tout ceci amène l’intersyndicale à redouter une fermeture du site à l’horizon 2018. Un courrier « d’alerte » vient donc d’être envoyé au préfet et aux élus locaux, comme indiqué, dans notre édition d’hier.

Déterminés à se faire entendre, les syndicats se disent prêts à lancer un appel à la grève le 23 janvier, s’ils n’obtiennent pas de réponses rapides. La décision sera prise demain. Mais, plusieurs journées d’actions, qui pourraient se traduire par des manifestations en ville, sont déjà envisagées. « Nous n’avons plus rien à perdre », lâche Gilles Lambersend, plein d’amertume.

Les facs de médecine les plus indépendantes vis-à-vis de l’industrie pharmaceutique

11 janvier 2017

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9 janvier 2017, 20:15 CET

Les facs de médecine les plus indépendantes vis-à-vis de l’industrie pharmaceutique dans non classé image-20170103-18644-1g27uxg

Auteur

  •  Doctorant en sciences de l’éducation, laboratoire Experice, Université Paris 8 – Vincennes Saint-Denis

Déclaration d’intérêts

Paul Scheffer déclare n’avoir aucun lien avec l’industrie pharmaceutique. Il est administrateur du Formindep, membre du collectif de La Troupe du Rire et Président de l’Association de Diététique et Nutrition Critiques. Il a reçu un financement pour sa thèse de la part de l’université Paris 8 sous la forme d’un contrat doctoral.

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Les facs de médecine les plus indépendantes vis-à-vis de l’industrie pharmaceutique dans Presse rsfsyzhh-1483919300

Amphithéâtre à Jussieu, université Pierre et Marie Curie. Kitman/FlickrCC BY-NC-ND

C’est une première en France. Les facultés de médecine viennent d’être classées sur l’indépendance qu’elles garantissent à leurs étudiants vis-à-vis des laboratoires pharmaceutiques. Ce travail inédit, inspiré d’un palmarès établi chaque année par l’Association américaine des étudiants en médecine, vient d’être publié, le 9 janvier, par la revue scientifique de référence en accès libre PLOS ONE, sous le titre « Conflict-of-Interest Policies at French Medical Schools : Starting from the Bottom ».

La faculté de Lyon Est arrive en tête, avec un score de 5 points, sur un maximum possible de 26. Celle d’Angers arrive en deuxième position, avec 4 points. Suivent sept établissements ex aequo, avec chacun 1 point : Aix-Marseille, Lyon Sud, Paris Descartes, Paris Diderot, Rennes 1, Strasbourg et Toulouse Purpan.

Ainsi, notre étude montre que seules 9 facultés sur 37, en France, ont pris des initiatives pour se prémunir contre les conflits d’intérêts qui surgissent en cas de liens de l’établissement ou de ses enseignants avec l’industrie du médicament. Les 28 autres, n’ayant adopté à ce jour aucune mesure en ce sens, n’obtiennent aucun point.

Des prescriptions moins orientées par le marketing des firmes

Ces résultats montrent, sans surprise, que la situation française n’est pas brillante. Mais celle des États-Unis, lors du premier classement réalisé en 2007, ne l’était pas beaucoup plus. Or des changements significatifs se sont produits outre-Atlantique en moins d’une décennie. La majorité des universités américaines se sont hissées en haut du tableau. Et selon plusieurs études, les étudiants qui en sortent prescrivent différemment, d’une façon moins orientée par le marketing des firmes et plus favorable aux patients.

Doctorant en sciences de l’éducation, j’ai proposé l’idée de ce classement au sein du Formindep, association qui milite pour une formation et une information indépendantes dans le domaine de la santé, à laquelle j’appartiens. Nous avons constitué fin 2014 un groupe de travail composé de 2 médecins, 3 étudiants en médecine et 2 chercheurs. Nous espérons fournir un levier dont pourront s’emparer les enseignants et les étudiants décidés à changer la situation. Nous puisons notre motivation dans les formidables avancées constatées dans les universités américaines.

Pour ma part, j’ai été convaincu de l’importance de la formation initiale dans les pratiques de toutes les professions en lisant un témoignage à charge contre une école de journalisme prestigieuse, Les petits soldats du journalisme (Les Arènes), publié en 2003 par François Ruffin. C’est en effet durant les études que se forgent les valeurs, les normes, les habitudes et le réseau amical, que certains plis plus ou moins heureux se prennent, parfois pour la carrière entière.

La défense de l’esprit critique dans l’éducation

Plus tard, j’ai rejoint le Formindep. J’y ai trouvé une convergence avec mes propres points de vue et des encouragements à défendre l’esprit critique dans l’éducation. Des membres m’ont fait découvrir l’existence du « Tableau de bord des politiques de conflits d’intérêts dans les universités de médecine » réalisé par l’Association américaine des étudiants en médecine (AMSA).

Gradué de A à F, à l’anglo-saxonne, ce classement utilisant des pictogrammes très simples est fondé sur des critères d’indépendance dont la validité est établie par la littérature scientifique. Il indique par exemple s’il existe ou non dans l’université une politique pour encadrer les cadeaux offerts aux étudiants par les firmes pharmaceutiques ou leurs invitations à déjeuner, l’organisation d’événements par les industriels sur le campus, les déclarations des liens d’intérêts par les enseignants au début de leurs cours. Aujourd’hui, les deux-tiers des établissements sont classés A ou B alors qu’en 2007, la plupart avaient écopé d’un F…

Notre travail sur les universités françaises s’inspire de ce tableau de bord – qui a également fait des émules au Canada, avec un classement publié en 2013. En plus de l’article publié dans la revue scientifique internationale PLOS ONE, nous avons mis en ligne sur le site du Formindep le « Classement des facultés françaises en matière d’indépendance », fondé sur 13 critères. Les 9 établissements ayant démontré une politique dans ce domaine sont gratifiées d’un D, les autres d’un I pour « incomplet ». Précisons qu’à ce jour, aucune n’a rédigé de document pour définir sa politique officielle en matière de conflit d’intérêts, comme cela existe dans les universités américaines, par exemple à Stanford.

Seuls trois doyens nous ont répondu

Notre méthode d’évaluation et de recueil des données reprend les principes américains, adapté aux spécificités françaises. Nous avons combiné plusieurs sources sur une période s’étalant de juin 2015 à début 2016 : les sites Internet des facultés, les informations de terrain dont nous disposions notamment par le biais d’enseignants, et des demandes d’information envoyées aux bureaux des doyens de chaque faculté. Seuls 3 doyens nous ont répondu, en dépit de nombreuses relances de notre part, suggérant que la coopération sur ce sujet ne va pas de soi pour les équipes dirigeantes des facultés.

Pourtant, davantage de transparence sur cette question ne ferait que répondre aux souhaits de nombreuses institutions à travers le monde. L’Académie de médecine américaine, le Collège des facultés de médecine aux États-Unis et son équivalent au Canada, le Conseil de l’Europe, le parlement français, tous ont publié des rapports concluant à cette nécessité. Il existe d’ailleurs déjà un manuel pratique d’enseignement, Comprendre et répondre à la promotion pharmaceutique, édité par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’ONG Health Action International. Il est disponible en français sur le site de la Haute autorité de santé.

Mais pour faire bouger les lignes, rien ne remplace l’engagement des étudiants sur les bancs même des facultés. Le cas d’Harvard est devenu emblématique suite à un article du New York Times. Celui-ci relatait comment les étudiants de cette université américaine de premier plan avaient interpellé leurs enseignants après l’attribution d’un F à l’établissement. Ils avaient également découvert qu’un des professeurs présentait de façon avantageuse les médicaments anticholestérol dans ses cours et minimisait leurs effets secondaires, alors qu’il était par ailleurs consultant salarié de dix firmes pharmaceutiques, dont cinq commercialisaient ces médicaments. Ces liens n’étaient pas déclarés. Aujourd’hui, Harvard est gratifiée d’un A.

Une tribune d’Irène Frachon

En France, la principale association étudiante, l’Association nationale des étudiants en médecine de France (ANEMF), s’est emparée de la question dès 2014. Le médecin qui révéla le scandale du Mediator, Irène Frachon, rend d’ailleurs hommage à son implication dans une tribune publiée sur The Conversation. À la rentrée 2016-2017, l’ANEMF a imprimé et distribué aux étudiants 8 000 livrets sur le thème « Pourquoi garder son indépendance face aux labos pharmaceutiques ? ». L’organisation a réussi à se passer complètement des financements des firmes pharmaceutiques.

L’ISNAR-IMG, le syndicat des internes en médecine générale (étudiants ayant au moins 6 ans d’études), qui regroupe 6 000 adhérents, est également en bonne voie d’y parvenir. Le Syndicat national des jeunes médecins généralistes (SNJMG), qui regroupe des internes et des jeunes médecins, a quant à lui fait le choix de l’indépendance financière dès sa création.

Ils se croient immunisés contre l’influence des firmes

Cependant, bon nombre d’étudiants estiment aujourd’hui que l’industrie pharmaceutique est un partenaire tout à fait légitime ne posant pas de problème particulier, comme on l’entend de la bouche de médecins et enseignants. Ils se croient souvent immunisés contre l’influence des firmes, en dépit d’études concordantes montrant le contraire, comme celle du chercheur Inserm Bruno Etain portant sur plus de 2000 étudiants.

La réflexion sur l’indépendance vis-à-vis des firmes peut se heurter à des résistances, voire de l’hostilité. Ainsi 14 facultés ont déjà projeté dans leurs murs le film La fille de Brest, qui raconte le combat d’Irène Frachon. Mais 3 s’y sont opposées – sans toutefois en donner officiellement les raisons.

Pour notre part, nous retenons surtout le message adressé par le président de la Conférence des doyens, le professeur Jean-Luc Dubois-Randé. Une journée sur la formation à l’indépendance dans les études médicales dont les vidéos sont disponibles ici s’est tenue le 30 avril 2016 à Paris, dans des locaux de la revue Prescrire. Le doyen de médecine de l’université Paris-Est Créteil y a déclaré :

« L’actualité nous rappelle que le temps des collusions entre le monde médical et l’industrie pharmaceutique n’est plus soutenable. Nul n’a sa liberté dès l’instant où il est juge et partie. L’expertise devient-elle difficile ? On est un très bon expert lorsqu’on est le professionnel de telle ou telle discipline, ou champ scientifique. Nul ne le conteste, mais il faut alors que la communauté soit informée de la façon la plus transparente des conflits d’intérêts […]. Les règles sont en train de changer, l’ignorer est s’exposer à des réveils judiciaires difficiles. La Conférence des doyens a maintenant homogénéisé les formulaires de cumul d’intérêts et sera très vigilante pour qu’ils soient remplis et signés. »

L’année 2017 débute, et avec elle l’espoir que la formation médicale devienne, dès les premières années, plus indépendante vis-à-vis des firmes. La faculté pourra ainsi donner davantage les moyens aux futurs médecins de déjouer les multiples stratégies d’influence les visant avec, pour cible ultime, leurs patients. Gageons que les résultats de la deuxième édition de ce classement, prévue fin 2017, seront meilleurs et le nombre de facultés volontaires pour partager leurs informations, plus élevé.

Elections syndicales dans les TPE !!!!

10 janvier 2017

Commentaires fermés

http://www.latribune.fr/economie/france/imbroglio-autour-des-elections-syndicales-dans-les-tpe-629439.htmlA ce stade, peu de salariés des TPE ont participé aux élections permettant d'établir le niveau de représentativité des syndicats. Aussi,  certaines organisations demandent à la ministre du Travail de rallonger les délais pour voter.

Les élections syndicales dans les TPE font un tel « flop », avec un taux de participation d’environ 5%, que certains syndicats demandent à la ministre du Travail de prolonger les délais pour voter. La question est à l’étude…

Les élections de représentativité syndicale dans les TPE de moins de onze salariés jouent de malchance. Déjà, alors qu’elles devaient initialement se tenir du 28 novembre au 12 décembre, elles avaient dû être reportées en raison d’un conflit juridique sur la question de représentativité au niveau national du Syndicat des travailleurs corses (STC). Le temps que la justice tranche le litige, les délais pour l’organisation du scrutin étaient devenus trop serrés. Aussi, la ministre du Travail avait préféré décaler ces élections du 30 décembre 2016 au 13 janvier.

5% de participation

Or, devant l’absence dramatique de participation des salariés aux opérations électorales, certains syndicats ont demandé à Myriam El Khomri de prolonger la période de scrutin.

« Moins de 5% des inscrits se sont exprimés à cette heure », écrivait lundi 9 janvier le syndicat Solidaires (qui regroupe les « Sud »). Déjà, la semaine dernière, la CGT s’était aussi émue de cette situation et avait demandé à la ministre de faire un geste.

Très concrètement, Solidaires souhaite « que soient pris en compte et dépouillés les bulletins de vote arrivant par courrier au centre de traitement jusqu’au début du dépouillement, c’est-à-dire le 30 janvier. » Les résultats devant être communiqués le 3 février

Interrogée lundi par l’AFP, la CFDT a déclaré ne pas être demandeuse d’un quelconque délai supplémentaire.

« Ce n’est pas ce qui permettra d’améliorer la participation », a jugé Marie-Andrée Seguin, secrétaire nationale chargée du dossier. « Le report n’a pas facilité la prise de conscience des salariés de TPE à participer au scrutin« , a-t-elle toutefois regretté.

Pour l’instant, le ministère du Travail n’a émis aucun commentaire officiel, mais, interrogé par La Tribune, confirme que « la question est à l’étude » avec une décision finale qui pourrait être prise au plus tard demain, mercredi 11 janvier.

Des élections importantes pour la représentativité syndicale

Ces élections sur sigle (on choisit un syndicat) doivent permettre aux 3,5 millions de salariés travaillant dans les petites entreprises de moins de onze salariés ainsi qu’au million d’employés des particuliers employeurs d’élire les représentants syndicaux qui négocieront les conventions et les accords collectifs au niveau des branches professionnelles, siégeront dans les conseils de prud’hommes – depuis que l’élection spécifique aux conseils de prud’hommes a été supprimée – et participeront aux nouvelles commissions régionales paritaires interprofessionnelles (CPRI). Ces CPRI, depuis une loi de 2015, ont pour mission de conseiller les salariés et les employeurs.

Enfin, le résultat de ce scrutin participera au calcul de la représentativité des syndicats nationaux. Ils seront agrégés aux résultats enregistrés depuis 2013 lors des élections des représentants du personnel des 14,5 millions de salariés travaillant dans les entreprises de plus de 10 salariés.
Ainsi, avec ces résultats globaux, en mars 2017 on pourra savoir quels sont les syndicats les plus représentatifs au niveau national ainsi que dans chaque branche professionnelle.

(avec AFP)

 

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