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À propos de cgtsanofiambares

De quel droit effacer la loi ?

2 octobre 2015

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L’ancien site Sanofi de Porcheville,5 ans après sa vente …

15 septembre 2015

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Covance voudrait fermer son site de Porcheville

Par Patrick Désavie (Ile-de-France) - Publié le 09 septembre 2015, à 16h14

A LIRE SUR LE MÊME SUJET

Cet article est réservé aux abonnés de l’Usine Nouvelle  Covance a annoncé le lancement de la procédure de consultation en vue de la fermeture de son site de Porcheville (Yvelines) racheté à Sanofi il y a cinq ans.

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Le centre de R&D du groupe américain Covance à Porcheville (Yvelines) devrait définitivement fermer ses portes dans les quatre mois à venir. « L’annonce du lancement de la procédure d’information-consultation en vue de la fermeture du site a été faite par la direction le 9 septembre lors d’un comité d’entreprise« , indique Aurélie Dhenin, délégué syndical CGT. « La procédure sur le projet de fermeture est engagée. Elle durera au moins trois mois comme le veut la loi. Après, il faudra sans doute compter trois semaines pour l’examen du plan sauvegarde de l’emploi par les services de la direction du travail« , confirme Laurent Lafferrere, directeur général de l’établissement. Une première réunion portant sur le contenu du projet est prévue le 16 septembre.

Cette fermeture constituera l’épilogue malheureux d’un feuilleton commencé il y a cinq ans avec la cession par Sanofi, l’ancien propriétaire du site, à Covance. Ce transfert de propriété était assorti d’un engagement du repreneur de maintenir l’emploi pendant cinq ans alors que Sanofi s’engageait à concourir financièrement au fonctionnement de son ancien établissement durant la même période. Cette convention arrive à terme le 31 octobre.

RECHERCHE D’UN REPRENEUR

Au printemps dernier, Covance avait fait savoir son intention de fermer le centre de Porcheville mais se mettre parallèlement à la recherche d’un repreneur conformément à la loi Florange. « Nous continuons activement de chercher un repreneur pour trouver une solution« , assure Laurent Lafferrere. La direction a également fait circuler des offres de reclassement en interne en France et à l’étranger.

Spécialisée dans l’étude toxicologique des candidats médicaments et la production de principes actifs, l’entreprise totalisait 210 salariés en 2010 mais n’en compte plus que 130.

Patrick Désavie

http://www.usinenouvelle.com/article/covance-voudrait-fermer-son-site-de-porcheville.N349000

Philippe Martinez se réfère à la lutte des salariés de Sisteron

10 septembre 2015

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Pénurie de sérum anti-venin!!

9 septembre 2015

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L’escroquerie monétaire mondiale

26 août 2015

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L’escroquerie monétaire mondiale
par Eberhard Hamer, professeur à l’institut des classes moyennes de Hanovre

L’escroquerie monétaire mondiale dans Presse PieceEuro

La manipulation actuelle des systèmes de la monnaie et des changes constitue le scandale le plus important et aux conséquences les plus marquées de notre époque. Pour la première fois, l’escroquerie monétaire atteint des dimensions mondiales, car elle a lieu sur toute la planète, elle ne peut plus être contrôlée, arrêtée ou empêchée par aucun gouvernement et elle a même lieu de manière formellement légale, conformément à des lois nationales désuètes. Toutefois, il est certain que l’escroquerie monétaire, comme toute autre escroquerie, ne peut pas enrichir à long terme les malfaiteurs par l’appauvrissement de leurs victimes, puisque l’on ne peut abuser d’aucun système monétaire libéral à long terme.

Selon la théorie financière, la monnaie est un moyen d’échange légalisé, qui conserve de surplus sa valeur. C’est pourquoi elle était jadis un monopole de l’Etat (droit de battre monnaie). Les pièces d’or, d’argent et de cuivre qui circulaient comme monnaie étaient battues par l’Etat. Celui-ci garantissait aussi la pureté du métal et le poids des monnaies, de sorte que l’on savait à tout moment, dans le pays comme à l’étranger, quelle était la valeur de chaque pièce. Ainsi, les pièces de monnaie étaient simultanément moyen d’échange et valeur durable.

• Mais pour battre monnaie, l’Etat doit avoir de l’or et de l’argent. Il était donc important qu’il disposât de mines d’argent par exemple (Rammelsberg près Goslar), ce qui lui permettait de battre des monnaies supplémentaires en argent. Inversement, les citoyens savaient que l’Etat ne pouvait battre monnaie que dans la mesure où il disposait des métaux précieux correspondants. L’approvisionnement en métaux précieux était donc la base de la monnaie de métal précieux en circulation (monnaie d’or en circulation).

De la monnaie réelle à la monnaie fiduciaire

Cependant, des princes ont toujours tenté de se procurer davantage de monnaie qu’ils n’avaient de métal précieux en réduisant la part des métaux précieux dans l’alliage des pièces. Il en est résulté que les marchands et bourgeois ont cédé la mauvaise monnaie, mais gardé la bonne jusqu’au moment où, tous étant au courant, il a fallu refondre la mauvaise monnaie. Des pièces d’or ont circulé jusqu’à la Première Guerre mondiale.

• Une monnaie d’or en circulation a cependant l’inconvénient que l’augmentation de l’or n’atteint pas la croissance économique, de sorte qu’un manque d’or déflationniste peut empêcher une forte croissance économique. C’est pourquoi de nombreux Etats sont passés à une monnaie d’or indirecte: ils disposaient d’un trésor d’or d’un certain montant en or, à partir duquel ont été émis des billets de banque qu’il était plus aisé de transporter, de compter et de détenir en grande quantité. Leur valeur résultait de la faculté de présenter à tout moment les billets à la banque centrale et de les y échanger contre la quantité correspondante d’or ou d’argent (billets convertibles en métal précieux). De cette manière, l’Etat pouvait émettre davantage de monnaie fiduciaire qu’il ne possédait de métal précieux, peu de détenteurs de monnaie insistant d’habitude sur l’échange de billets en or. Normalement, un volume de moins de 10% d’or suffisait à un volume de billets de 90%.

• Le système fonctionnait dans le monde entier. En effet, des pays dépourvus d’or garantissaient aux détenteurs de leurs billets un cours fixe de change par rapport aux monnaies convertibles en or. Tant que cette garantie de change existait, les bourgeois étaient certains de pouvoir échanger – à vrai dire par le biais d’un double échange (étalon de change-or) – leur monnaie fiduciaire contre des pièces de métal précieux et avaient ainsi tout au moins une garantie indirecte de la valeur de leur monnaie.

De la monnaie d’Etat à la monnaie privée

L’étape décisive menant à l’abandon de la monnaie d’Etat a été la fondation, en 1913, du Système fédéral de réserve des Etats-Unis. Bien que la constitution américaine ne prévoie que l’or et l’argent comme monnaies légales, un cartel fondé par des banques privées et dirigé par les deux grands groupes financiers Rothschild et Rockefeller a créé une banque centrale privée ayant droit d’émettre sa propre monnaie, devenue moyen légal de paiement et garantie initialement par le gouvernement des Etats-Unis. Après la Première Guerre mondiale, cette banque privée a racheté les réserves d’or mondiales. Il en est résulté que de nombreuses autres monnaies n’ont plus pu maintenir leur étalon-or et ont sombré dans la déflation (première crise économique mondiale).

• A la fin de la Deuxième Guerre mondiale, l’instauration d’un nouvel étalon dollar-or a été donc décidée en 1944 à Bretton Woods. Pendant la guerre mondiale, les Etats-Unis ont exigé des belligérants le paiement d’armements en or. L’or de l’Allemagne a dû être remis comme butin. Ainsi, plus de 30000 tonnes d’or venant du monde entier se sont accumulées aux Etats-Unis, soit davantage que dans tous les autres pays réunis. Cet or a servi de couverture au dollar. Mais comme les banques centrales du monde détenaient une grande partie des dollars à titre de réserves monétaires, les Etats-Unis ont pu émettre davantage de monnaie que leur quantité d’or. L’étranger avait en effet besoin de dollars pour acheter les matières premières traitées uniquement en cette monnaie. Outre l’or, le dollar est donc devenu toujours davantage une réserve monétaire des autres banques centrales. Le règne du dollar sur le monde avait commencé.

• En 1971, le président des Etats-Unis, Richard Nixon, a supprimé l’obligation de convertir le dollar en or (étalon dollar-or) et, simultanément, la responsabilité de l’Etat à propos du cours du dollar. Depuis lors, la devise américaine n’est plus couverte ni par de l’or ni par la garantie de l’Etat, mais demeure la monnaie privée libre du Système fédéral de réserve (la Fed). Le dollar et toutes les autres monnaies du monde ne conservent par conséquent plus de valeur, mais est un simple moyen de paiement imprimé et légalisé.

• Si la loi peut obliger à accepter une monnaie non couverte comme moyen d’échange, il ne peut en faire de même comme moyen de conservation de la valeur. Dans ce cas, la confiance du détenteur de billets que la valeur de sa monnaie est assurée à long terme est nécessaire. A son tour, le cours à long terme – la confiance – d’une monnaie flexible dépend uniquement de la rareté de cette monnaie ou du volume de la masse monétaire. Le problème est que la masse des biens n’a que quadruplé durant les trente dernières années alors que la masse monétaire s’est multipliée par quarante.

• Or, une augmentation de la masse monétaire implique toujours de l’inflation. Et l’inflation entraîne une dévalorisation de la monnaie. On a recouru à trois solutions pour résoudre ce problème:

Dès la fondation de la Banque fédérale d’Allemagne, la science financière allemande avait exigé l’établissement d’un «quatrième pouvoir» en faveur de l’institut d’émission pour permettre à celui-ci de résister aux pressions visant à un excès de masse monétaire et, partant, de se fier au maintien de la valeur monétaire. En fait, la Banque fédérale était tenue, de par la loi, de préserver la valeur du mark (théorie de la monnaie neutre) et était indépendante de l’Etat dans une forte mesure. Dans ces conditions, le mark, monnaie la plus stable du monde, a été utilisé toujours davantage comme monnaie de réserve et monnaie de placement.

La plupart des autres Etats ont préféré une monnaie axée sur la quantité. Ils ont obligé leurs banques centrales à déterminer leurs masses monétaires d’après certains objectifs, tels la croissance économique ou le plein-emploi. La politique nationale a profité de cette évolution pour exercer son influence sur la banque centrale et sur la monnaie, ce qui a régulièrement entraîné une inflation de la masse monétaire (exemples: France, Italie, Espagne).

En revanche, la plupart des dictatures des pays en voie de développement et la Fed ont préféré une «monnaie quantitativement libre», c’est-à-dire une monnaie dont les excès par la politique ou les propriétaires privés du Système de réserve ne sont pas limités par la loi. Une «monnaie quantitativement libre» a toujours signifié «monnaie dont on peut abuser librement» et n’a jamais fonctionné à long terme.

Point essentiel, il ne faut pas sous-estimer les tensions auxquelles sont soumis les cours des changes lorsque évoluent parallèlement des monnaies, tel le mark, dont les banques d’Etat émettrices préservent la valeur, et des monnaies de banques d’Etat assujetties, voire de banques privées, qui sont manipulées selon les objectifs de l’émetteur: comme la Banque fédérale d’Allemagne a maintenu la valeur du mark relativement stable et que celle d’autres monnaies importantes a diminué toujours plus fortement en raison de l’augmentation de la masse monétaire et de l’inflation, les détenteurs de monnaie se sont efforcés tout naturellement d’investir à long terme en monnaies fortes et d’éviter les monnaies faibles.

• Depuis lors, aucune monnaie du monde n’a plus quelque base de valeur que ce soit, la monnaie mondiale s’est détachée de toute valeur réelle, les billets sont imprimés sans arrêt et leur valeur diminue continuellement en raison de leur augmentation constante. Si les gens croient toujours que le papier-monnaie qu’ils détiennent a une valeur fixe, cela résulte de manipulations habiles des changes donnant l’illusion d’un rapport de valeurs. De fait, les changes sont manipulés par les groupes qui engendrent aussi l’augmentation de la masse monétaire.

• Pratiquement, le Système fédéral de réserve privé guidé par la haute finance des Etats-Unis et appartenant à celle-ci a atteint l’importance d’un système de monnaie mondiale:

Le dollar, monnaie privée de la Fed, domine déjà le monde de par sa masse monétaire. Plus de 75% de la monnaie mondiale sont des dollars.

La haute finance des Etats-Unis a obligé aussi les marchés des matières premières qu’elle contrôle à ne vendre leurs produits qu’en dollars. Qui ne vend pas son pétrole contre des dollars sans valeur est déclaré terroriste (Saddam).

Les banques centrales des autres pays ont été également forcées d’accepter des dollars comme réserves monétaires dans des proportions croissantes (plus de 90% dans le cas de la Banque centrale européenne). La valeur des autres monnaies – tel l’euro – découle donc à raison de plus de 90% de billets en dollars sans valeur, ne reposant que sur la puissance et la volonté de la haute finance américaine.

Les banques centrales étrangères ont été amenées avec ou sans douceur (Suisse) à céder ou à «prêter» leurs réserves d’or contre des dollars. Ainsi, l’or du monde s’est de nouveau concentré, comme avant la première crise économique mondiale, chez les propriétaires de la Fed, de sorte qu’un système de l’étalon-or ne pourrait être réinstauré que conformément à leur volonté et qu’ils feraient l’affaire du siècle du simple fait d’une réforme monétaire entraînant une nouvelle fixation du prix de l’or (Greenspan: «peut-être jusqu’à 6000 dollars»).

La haute finance des Etats-Unis détermine donc par l’intermédiaire de la Fed, qui lui appartient, la monnaie et les changes du monde entier. Le dollar est la monnaie privée de cette haute finance. Il n’est garanti par personne d’autre, mais est maltraité autant que faire se peut, accru et modelé en instrument de sa domination sur le monde et du vol de toutes les matières premières et valeurs réelles importantes.

• En augmentant sans scrupules la masse des dollars, la haute finance des Etats-Unis s’est procuré des liquidités illimitées, qui lui permettent d’acheter le monde entier. Par cette émission, l’Etat américain peut émettre davantage de dollars qu’il n’en reçoit (endettement débridé). Aussi bien la haute finance dominatrice des Etats-Unis que le gouvernement qu’elle domine profitent donc de l’augmentation de la masse monétaire. Par conséquent, le volume des dollars s’est accru toujours plus vite ces dix dernières années.

• De même, les dettes de l’Etat ont augmenté considérablement envers l’étranger. Le gouvernement des Etats-Unis commande donc de plus en plus de biens réels à l’étranger, qu’il paie par des billets sans valeur – la forme moderne du tribut.

• Il faut attribuer à une mise en scène et à un chantage habiles le fait que cet accroissement sans limite des dollars n’a pas entraîné depuis longtemps la chute de cette monnaie et le refus des clients de l’accepter: la haute finance et le gouvernement des Etats-Unis forcent économiquement et politiquement depuis des années les principales banques centrales du monde (Banque centrale européenne, Banque du Japon, Banque de Chine, etc.) à garder des dollars sans valeur accumulés lors d’exportations ou d’achats de valeurs réelles et à les détenir comme réserves de devises constituant soi-disant de la valeur. Cela signifie pratiquement que les banques centrales de Chine, du Japon et d’Europe accumulent en quantités toujours plus fortes, comme réserves monétaires prétendument de valeur, les dollars sans valeur leur parvenant à la suite des livraisons de biens de leurs ressortissants. La monnaie des Etats satellites est donc déjà garantie par des dollars dont la valeur diminue toujours davantage; elle a aussi perdu pratiquement sa valeur. Ainsi, toutes ces monnaies naviguent sur le même bateau de la dévaluation, les promoteurs de l’augmentation de la masse monétaire à New York et Washington ainsi que leurs aides augmentant la masse monétaire dans les banques centrales des Etats satellites.

• Toutefois, le débiteur que sont les Etats-Unis décide lui-même dans quelle mesure il plumera finalement ses financiers par une dévaluation officielle du dollar et se débarrassera de son endettement à leurs frais. L’étranger, qui détient 80% des dollars, subira surtout les effets de la dévaluation de cette monnaie. Le débiteur a toute latitude pour déterminer dans quelles proportions il dévaluera ses dettes et dépouillera ainsi ses créanciers.

• Cependant, la manipulation des cours fait croire au public que les monnaies manipulées et accrues sans limite ont toujours un cours solide.

• Si les détenteurs de monnaies savaient qu’ils n’ont au fond que du papier en mains, mais que tout dépend des manipulations, des abus, de la puissance et des objectifs de la haute finance des Etats-Unis, la vitesse de circulation de la monnaie augmenterait davantage en raison du refus d’accepter la monnaie, une fuite dans les valeurs réelles aurait lieu, il s’ensuivrait une inflation s’accélérant dramatiquement, voire galopant, la dévalorisation accomplie depuis longtemps des investissements en valeur nominale (papiers monétaires, obligations, fonds de placement, etc.) entraînerait un deuxième krach, la dévalorisation entraînerait la ruine du secteur financier, qui devrait faire face à des procès en dommages-intérêts, si bien qu’une réforme monétaire deviendrait inévitable.

Malgré une dévalorisation dramatique, l’illusion de la valeur de la monnaie est encore maintenue artificiellement par l’obligation de considérer les billets comme moyens de paiement légaux. Les profiteurs de ce système sont non seulement la haute finance de Etats-Unis qui, par sa Fed, place dans le monde des masses de dollars toujours plus considérables, mais aussi des banques centrales menant le même jeu, telles la Banque centrale européenne (BCE) et la Banque du Japon. Les directions de ces instituts savent fort bien à quel point le dollar a perdu toute valeur, mais confortent toujours l’illusion du dollar moyen de paiement légal, se sont tues pour des raisons politiques et ont couvert leur propre monnaie par des réserves monétaires libellées en dollars sans valeur. Si une réforme monétaire avait lieu, la BCE notamment serait dépourvue de valeurs. La présence de l’or se limite vraisemblablement à une simple créance et ne consiste donc plus en or réel. La plupart du temps, il est prêté prétendument en nature à la Fed, qui le prête à son tour, si bien qu’il n’est plus saisissable en cas d’effondrement. Le système repose sur le fait qu’un abus n’est ni discuté ni ne fait l’objet d’une publication.

• Fait n°1: Les masses monétaires mondiales ont été tellement accrues et ont une base si fragile (dollars, euros, yens, etc.) que les monnaies correspondantes n’exercent plus de véritable fonction de conservation de la valeur, si importante aux yeux du citoyen.

• Fait n°2: Seules la manipulation et la tromperie à propos d’une valeur de la monnaie qui n’existe plus préservent artificiellement la fonction d’échange des monnaies.

• Fait n°3: Le dollar, monnaie privée de la haute finance américaine, a rompu depuis longtemps tous ses liens avec une valeur réelle (l’or) ou avec une masse monétaire déterminée. Il a donc non seulement perdu sa fonction de conservation de la valeur, mais ne trompe plus le monde, à propos d’une valeur d’échange prétendue de la monnaie privée dévalorisée par une augmentation sans limite, que par des manipulations de cours sur l’ensemble de la planète. Seules cette tromperie et la puissance de la haute finance des Etats-Unis alimentent encore une «confiance» artificielle dans le dollar. En revanche, si les participants au marché savaient qu’ils n’ont en main, avec la valeur nominale du billet, que la promesse sans valeur de particuliers dans lesquels ont ne peut depuis longtemps plus avoir confiance, qui abusent constamment de leur pouvoir de manipuler la valeur de la monnaie, cette confiance se serait effondrée depuis longtemps.

• Il en va des actions comme de la monnaie. La plupart de ces titres n’ont plus de substance et ne recèlent que de l’espoir. Celui qui a cru avoir beaucoup gagné lors de la hausse fulgurante des actions a appris par le krach que l’action ne comporte, outre la valeur du papier, que de l’espoir, mais que celui-ci peut disparaître facilement. Le gain ou la perte dans le jeu de la Bourse sont de simples espérances et non des valeurs réelles. Tel est aussi le cas de la monnaie. La seule valeur réelle est celle du papier. Le reste est une confiance dans des puissances financières mondiales corrompues, mais fortes.

La mainmise sur les valeurs réelles au moyen d’une monnaie-fiction

Si les participants au marché savaient que notre système monétaire repose finalement sur la monnaie privée qu’est le dollar et que cette monnaie dépend uniquement des souhaits de manipulation et d’abus de l’oligarchie financière, ils perdraient confiance dans la monnaie, ne considéreraient plus celle-ci comme moyen de conservation de la valeur, mais tenteraient d’échapper à la dévalorisation constante de la monnaie en se réfugiant dans les valeurs réelles.

• Or telle est l’action de ceux qui, cachés derrière la Fed, procèdent à la plus forte augmentation de la masse monétaire de tous les temps. Depuis des décennies, ils achètent avec une monnaie perdant de plus en plus de sa valeur toutes les valeurs réelles qu’ils trouvent: stocks de matières premières, complexes industriels, immeubles et presque chaque société financière étrangère à peu près intacte par une reprise amicale ou hostile, à presque n’importe quel prix. Non seulement la haute finance des Etats-Unis accumule les valeurs réelles mondiales, mais aussi l’Etat importe depuis des années, contre de la monnaie de papier au fond sans valeur, davantage de valeurs réelles du monde qu’il n’en peut payer et s’endette ainsi sans limite envers l’étranger – tant que les créanciers étrangers croient encore à la valeur du dollar ou peuvent être obligés, par chantage politique, de prendre comme réserves monétaires ces dollars pourris.

Monopoles formés grâce aux valeurs réelles

De cette manière, la haute finance qui se cache derrière la Fed a acquis contre ses dollars pourris, grâce à une politique ciblée de valeurs réelles, des secteurs entiers du marché et a constitué ainsi des monopoles ou oligopoles dans les domaines suivants: diamants, or, cuivre, zinc, uranium, télécommunications, presse et télévision, denrées alimentaires (Nestlé, Coca-Cola), de grandes parties de l’industrie de l’armement et de l’espace, etc.

• Actuellement, une tentative de monopole tente de contrôler le secteur de la génétique. Les animaux et plantes qui ont subi des manipulations génétiques sont stériles. Si l’on peut donc manipuler les gènes de toute une région, les paysans ne peuvent plus utiliser les céréales qu’ils ont récoltées et doivent acheter les semences d’une entreprise au prix qu’elle fixe.

Une autre monopolisation a lieu actuellement sur le marché du sucre: le marché du sucre de l’UE est régi de manière à préserver aux paysans leur production de sucre de betteraves, qui est d’une nécessité vitale pour nombre d’entre eux. Or le sucre de betteraves est plus cher que le sucre de canne du cartel américain qui croît sous les tropiques. Nestlé et Coca-Cola, qui appartiennent à la haute finance des Etats-Unis, exigent maintenant, de concert avec les scientifiques et politiciens qui en dépendent, une «libéralisation du marché du sucre» et la revendiquent dans les instances internationales (GATT, Mercosur). Dès que cette libéralisation sera imposée, le sucre de betteraves cher ne pourra plus se maintenir face au sucre de canne bon marché, la production européenne de sucre s’effondrera définitivement et le marché du sucre – tout d’abord bon marché, puis cher – sera inondé par le cartel du sucre de canne contrôlé par la haute finance des Etats-Unis.

• Le cas Primacom démontre par quelles méthodes la haute finance des Etats-Unis accapare des branches entières: cet exploitant de réseaux par câble a une situation très lucrative, mais est depuis longtemps dans le collimateur de la haute finance des Etats-Unis (monopolisation des télécommunications). Celle-ci s’est infiltrée depuis longtemps dans le management de Primacom, puis lui a accordé un prêt à un taux d’intérêt dépassant 30%. Par conséquent, cette entreprise florissante a connu des difficultés et est devenue, aux yeux de la banque américaine, propre à une OPA très bon marché. Le jeu traverse actuellement sa dernière phase.

• L’émissaire de la haute finance américaine Ron Sommer a tenté de se livrer à un jeu analogue avec Deutsche Telekom. La haute finance des Etats-Unis accumule les sociétés du secteur des télécommunications pour créer un monopole mondial. Pour ce faire, l’émissaire Sommer lui a acheté une petite entreprise du secteur des télécommunications à un prix ($­­­­­ 30 milliards) supérieur de trente fois à sa valeur, afin que cette haute finance puisse racheter Telekom avec son propre patrimoine. La deuxième étape consistait à rendre les actions Telekom si bon marché que l’investisseur américain puisse les acheter à bas prix. Sur ce point, Rom Sommer a échoué. Toutefois, cet échec ne fera que retarder, sans les empêcher, les plans de reprise de la haute finance américaine. La privatisation et le rachat d’entreprises des télécommunications continuent, conformément aux plans dressés.

• Un jeu analogue se déroule sur le marché mondial de l’énergie. En Allemagne, EON et RWE y participent visiblement, la haute finance des Etats-Unis ayant déjà envoyé ses hommes de confiance dans les banques et managements décisifs pour les candidats à la reprise. En 20 ans, elle veut aussi monopoliser l’eau du monde, selon les indications de son représentant Brzezinski.

La réforme monétaire et les valeurs réelles

Une interprétation correcte des plans de la haute finance mondiale aboutit à la conclusion que la masse monétaire doit être accrue et dévalorisée jusqu’à ce que toutes les valeurs réelles importantes du monde soient achetées et monopolisées. La haute finance sait bien que son accroissement de la masse monétaire ne saurait passer inaperçu et que, à un moment donné, la confiance en un dollar inflationniste disparaîtra. L’éclatement d’une crise de confiance fera de l’inflation encore contrôlée une inflation galopante, qui aboutira forcément à une réforme monétaire.

• Or, il s’agit d’un avantage dont bénéficiera aussi bien la haute finance que les Etats-Unis:

Préalablement, la haute finance a acheté assez de valeurs réelles avec des dollars pourris, et ces valeurs réelles ne seront pas touchées par la réforme. La haute finance aura ainsi converti à temps de l’argent pourri en patrimoine de valeur. Comme elle a constitué des monopoles mondiaux dans de nombreux domaines, elle peut imposer des prélèvements à tout moment au monde, grâce à des prix de monopole. Les dominateurs du monde auront donc comme revenu non plus des impôts, mais des revenus de monopoles. Personne ne pourra empêcher la haute finance de relever de 10, 20 ou 30% les prix de l’or, des diamants, du cuivre, du zinc, de l’eau, des semences ou de l’énergie et d’imposer ainsi des prélèvements spéciaux à l’ensemble de la population mondiale. Il n’y a encore jamais eu de telle puissance financière dans le monde ayant constitué un tel péril pour l’ensemble de la population.

Rusée, la haute finance des Etats-Unis a principalement déversé ses dollars pourris à l’étranger. Plus des trois quarts des dollars ne sont plus aux Etats-Unis, mais se trouvent dans les Etats créanciers de ce pays. En effet, les Etats-Unis se sont de plus en plus endettés envers l’étranger ces dernières années. L’étranger a livré des produits et reçu en échange des dollars sans valeur. Toutes les banques centrales étrangères sont remplies de dollars pourris. Si ceux-ci sont subitement dévalués, plus des trois quarts du dommage toucheront les banques centrales, les banques, les Etats et les opérateurs hors des Etats-Unis. Les banques centrales européennes pourront alors regretter d’avoir échangé leur or contre des dollars pourris et d’avoir constitué de la monnaie formelle comme base (réserves monétaires) de leur propre monnaie, tels le yen et l’euro. Si le cours de la monnaie-clé, le dollar, s’effondre, celui des monnaies satellites subira le même sort, sa seule base étant un montant en dollars pourris. En d’autres termes: la réforme monétaire qui se prépare déclenchera forcément une réforme de toutes les monnaies mondiales, dont le dollar pourri constitue encore la principale réserve monétaire.

Le fait que tout accroissement continuel d’une monnaie privée – le dollar – par le Système fédéral de réserve appartenant à la haute finance des Etats-Unis doive forcément entraîner un pourrissement du dollar, une inflation de plus en plus forte et, finalement, une réforme monétaire est une certitude fondamentale de la science financière, et même Greenspan et ses collaborateurs devraient en être conscients.

De la réforme monétaire à la monnaie mondiale

Imprudemment, Greenspan a indiqué dans un discours «qu’une correction fondamentale du dollar aurait lieu d’ici 2007 et que l’on pourrait fondre à cette fin le dollar et l’euro en euro-dollar, une nouvelle monnaie mondiale.» Cette vue est conforme aux besoins de la haute finance américaine, car l’abus du dollar ne peut se poursuivre que jusqu’en 2007 au pire. En effet, la confiance du monde dans cette monnaie privée accrue sans trêve, perdant de plus en plus de sa valeur et maintenue artificiellement devrait avoir disparu jusqu’alors. Le dollar subira donc une transformation ces prochains temps. Si une fusion avec l’euro avait lieu, la haute finance des Etats-Unis atteindrait des objectifs importants:

Une nouvelle monnaie permettrait de dévaloriser les anciennes dettes monétaires et, partant, de spolier les créanciers détenant encore de cette monnaie. Si le nouvel euro-dollar vaut 20 anciens dollars ou 15 euros, les anciennes monnaies sont dévaluées en conséquence, les créanciers détenteurs d’ancienne monnaie spoliés, le jeu a profité aux émetteurs de monnaie privée.

L’Etat fédéral américain surtout se débarrasserait ainsi de ses dettes: l’endettement envers l’étranger, qui atteint actuellement 5200 milliards de dollars, ne se chiffrerait alors qu’à 2600 milliards d’euro-dollars, soit une dévaluation de 50%.

Les détenteurs d’anciens dollars seraient les principales victimes, les montants qu’ils détiennent étant dévalués de 50, voire de 90%. Les banques centrales de Chine, du Japon et d’Europe, qui détiennent d’importantes réserves monétaires en dollars, en pâtiraient particulièrement.

Toutefois, le but principal de la haute finance américaine est d’établir ainsi une monnaie mondiale qu’elle contrôlerait. Sous un régime d’euro-dollars, le Système fédéral de réserve appartenant à la haute finance des Etats-Unis aurait forcément une majorité. Cette haute finance contrôlerait alors la majorité du système. A cette fin, la haute finance des Etats-Unis a choisi la BRI (Banque des règlements internationaux), une organisation privée dont elle a déjà acquis secrètement la majorité des parts. Si la BRI devenait la banque centrale émettant les euro-dollars, les mêmes propriétaires privés seraient, par hasard, les principaux propriétaires de la nouvelle banque centrale, qui étaient auparavant les propriétaires de la Fed. Ils pourraient jouer le jeu consistant à émettre de la monnaie à leur gré, à un niveau supérieur, qu’ils ont joué jusqu’à maintenant avec le Système fédéral de réserve – et bénéficier de surcroît de la diminution de leur endettement due à la réforme monétaire. L’augmentation de la masse monétaire mondiale qui a eu lieu jusqu’à maintenant, cette grande escroquerie monétaire, serait effacée par la réforme monétaire. Les vieux malfaiteurs bénéficieraient d’un nouveau système, d’une nouvelle monnaie, qui leur permettrait d’utiliser aux mêmes fins la monnaie mondiale euro-dollar durant les 20 à 30 prochaines années.

Ce faisant, la haute finance des Etats-Unis aurait donc monopolisé par escroquerie les valeurs réelles mondiales – parmi lesquelles figurent des biens aussi essentiels que les semences, les denrées alimentaires, l’eau, l’énergie et les métaux, mais aurait aussi bâti de nouveau un monopole monétaire à sa disposition, qu’elle pourrait utiliser à son gré – une machine d’accroissement monétaire, tel l’âne aux ducats de la légende.

• Même la publication de ce système d’escroquerie ne provoquera pas de cris dans le monde. On parlera de «théorie du complot», d’«antiaméricanisme», voire d’«antisémitisme» (Rothschild) ou s’efforcera d’empêcher de telles publications, une partie essentielle des médias imprimés et électroniques mondiaux appartenant à la haute finance des Etats-Unis.

• Il est important que ceux qui pourraient subir des pertes comprennent ce jeu. Celui qui possède un patrimoine financier devrait donc écouter, ou plutôt lire.

• Les perdants du grand jeu de l’oligarchie financière sont les participants au marché mondial qui accordent trop de confiance à la monnaie, qui croient toujours que celle-ci n’a pas une simple fonction d’échange, mais qu’elle sert encore de préservateur de la valeur. Les hommes n’ont visiblement pas tiré de leçon de la dévalorisation constante de la monnaie de ces 40 dernières années. Celle-ci s’accélérera ces prochaines années avant la catastrophe finale, car elle sert uniquement aux manipulateurs. Celui qui attache donc de l’importance au maintien de la valeur à long terme de son patrimoine ne peut pas continuer à avoir des placements en valeurs monétaires, en polices d’assurances, en obligations ou en espèces, il doit investir en valeurs réelles, comme la haute finance lui en donne l’exemple.

Objectif stratégique de l’escroquerie monétaire mondiale

Pour autant que l’on puisse en juger de l’extérieur, la haute finance des Etats-Unis a eu pour seul objectif initialement de contrôler la monnaie du pays et, partant, de manipuler le marché des Etats-Unis à son gré. La Fed privée servait à réaliser cet objectif. Lorsque le président Kennedy a proposé une loi visant à étatiser ce système financier privé, il est décédé subitement. Toute personne en contact avec les possibilités de monnaie privée a perdu son patrimoine ou sa vie.

• Depuis lors, les objectifs stratégiques de la haute finance américaine ont dépassé le cadre national. Elle a pour but un système monétaire privé mondial qu’elle a assuré par son dollar privé, imposé comme principale monnaie de réserve dans le monde entier, et qu’elle ne doit plus formaliser que par une monnaie mondiale, l’euro-dollar.

• Si nous voulons empêcher un deuxième abus du système monétaire mondial en faveur d’une haute finance privée et l’abus des masses monétaires, chaque monnaie doit être protégée contre tout abus public ou privé, contre toute manipulation déflationniste ou inflationniste.

• Ce but ne peut certainement pas être atteint si l’on abandonne les changes à la haute finance privée. Celle-ci profitera toujours des possibilités d’abus en spoliant et exploitant le monde par un accroissement de la masse monétaire.

• Cependant, l’expérience a montré aussi que la plupart des gouvernements abusent également de leur monnaie, s’ils peuvent influer sur la banque centrale et sa politique de la masse monétaire.

• Il convient donc d’empêcher les abus que les pouvoirs publics et la haute finance privée exercent sur les monnaies.

• Il est certain qu’une monnaie basée sur l’or ne peut pas être manipulée aussi facilement qu’une simple monnaie formelle. Toutefois, les problèmes d’une monnaie basée sur l’or découlent de la disponibilité de l’or, la haute finance ayant accaparé la plus grande partie des réserves d’or. Ainsi, elle redeviendrait gagnante et accapareuse de toute sorte de monnaie basée sur l’or.

• La seule solution est donc celle d’une monnaie formelle. Cependant, cette monnaie ne doit pas être librement, arbitrairement déterminable, mais doit être axée sur un objectif de monnaie neutre. La masse monétaire ne doit donc pas croître davantage que celle des biens. Le secteur monétaire ne doit plus exercer d’effets inflationnistes ou déflationnistes sur les monnaies et l’économie mondiale.

• Cet objectif ne peut être atteint que par des banques centrales strictement neutres et si indépendantes qu’elles constituent un «quatrième pouvoir», ne sont pas dans les mains de particuliers et ne peuvent pas être influencées par leurs gouvernements. Avant sa castration par la Banque centrale européenne, la Banque fédérale d’Allemagne était très proche de cette indépendance.

• La prochaine réforme monétaire offre une chance unique de dénoncer les coupables, leurs manipulations monétaires et leurs abus, ainsi que de susciter l’approbation générale d’un système de banques centrales sur lequel ni la haute finance ni les gouvernements n’exerceraient d’influence. Il s’agit d’une chance exceptionnelle.

• La haute finance surtout, qui, par son organe la BRI, s’est déjà préparée à s’emparer du prochain système de banques centrales et de monnaies pourrait empêcher la création d’un système indépendant. Il convient donc d’informer, d’expliquer à la population, à l’économie et aux politiciens les dangers qu’une économie monopoliste fait courir non seulement à la monnaie actuelle, mais aussi à un nouveau système monétaire.

Source : Horizons et débats, numéro 31, juin 2005

http://www.econologie.com/l-escroquerie-monetaire-creation-de-la-monnaie-articles-2706.html

 

Dividendes : les dix entreprises qui versent le plus aux actionnaires

18 août 2015

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Dividendes : les dix entreprises qui versent le plus aux actionnaires

 

Le classement des dix principaux payeurs de dividende au monde place Sanofi au quatrième rang.

Le classement des dix principaux payeurs de dividende au monde place Sanofi au quatrième rang. (Sanofi)

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Publié le 18/08/2015 à 15:23 – Mis à jour le 18/08/2015 à 15:23

L’indice Henderson montre que les dividendes ont progressé de 8,9% dans le monde et de 8,6% en Europe, hors effet de change. Bien qu’en retrait, la France reste le plus gros payeur de dividendes en Europe continentale.

A première vue, les dividendes totaux servis par les 1.200 plus grandes sociétés cotées dans le monde, ont baissé de 6,7%, à 404,9 milliards de dollars, au deuxième trimestre, selon les calculs de la société de gestion Henderson Global Investors.

Créé en 2009 (base 100), cet observatoire des tendances mondiales en matière de dividendes se présente comme un indice, le Henderson Global Dividend Index, mais sans que l’on puisse l’utiliser de référence pour investir, comme le CAC 40 ou le S&P 500.

Les calculs de l’indice Hendersonportent sur les dividendes payés trimestriellement.

En Europe, la plupart des dividendes des sociétés cotées sont payées en une fois, au deuxième trimestre, entre avril et juin. Il s’agit donc d’une période clé pour l’observation des dividendes des sociétés européennes.

Comme l’euro avait perdu environ 20%de sa valeur par rapport au deuxième trimestre 2014, la masse des dividendes des sociétés européennes (hors Royaume Uni) a chuté de 14,3% à 133,7 milliards de dollars.

Cependant, en corrigeant des effets de change, des dates de paiement, des changements dans l’indice Henderson, et des dividendes extraordinaires, le bilan du trimestre s’avère bien plus positif.

La masse des dividendes observés a, en effet, progressé de 8,6% en Europe, entre le deuxième trimestre 2014 et la même période de cette année, grâce notamment aux sociétés italiennes, néerlandaises et belges.

A l’échelle du monde, toujours pour les plus grandes sociétés cotées et suivies par Henderson, le constat est le même. Exprimée en devise américaine, la masse de dividendes du deuxième trimestre (2015) a reculé de 6,7% à 404,9 milliards de dollars, du fait de l’appréciation du billet vert. Mais une fois corrigés de l’effet de change, les dividendes ont progressé de 8,9%, de «façon encourageante», commente Henderson.

En France, pays plus gros payeur de dividendes de l’Europe continentale,la masse des dividendes observés par Henderson a chuté de 20,2% à 33 milliards de dollars.

Certes, la dépréciation de l’euro a compté, mais la progression s’avère toutefois limitée à 2,3%, hors effet de change.

Cette contre-performance s’explique entre autres par un report, du deuxième au troisième trimestre, du paiement par Total de 1,6 milliard de dollars pour l’acompte trimestriel sur son dividende (1).

La société de gestion note aussi que la décevante progression des dividendes versés au deuxième trimestre en France s’explique par les «fortes réductions effectuées par Orange et Engie (ex-GDF Suez)».

Sur la même période, le classement des dix principaux payeurs de dividende au monde plaçait Sanofi au quatrième rang, derrière le suisseNestlé, le conglomérat danois A.P. Moller Maersk (dont 5,3 milliards de dollars de dividende extraordinaire), et le groupe bancaire britanniqueHSBC.

Le laboratoire pharmaceutique français devançait donc China Mobile, Anheuser-Busch, Allianz, Commonwealth Bank of Australia, Toyota Motor et British American Tobacco.

Le Henderson Global Dividend Index montre que ce sont les dividendes des sociétés du secteur de la technologie qui ont le plus progressé au deuxième trimestre (+15,9%), particulièrement en Corée du sud et aux Etats-Unis. C’est, en réalité, le prolongement d’une tendance de plusieurs années.

La surprise vient du secteur financier (assurances, banques), «des groupes qui commencent à accroître les taux de rendement des dividendes pour leurs actionnaires». Au deuxième trimestre, par rapport à la même période de 2014, les dividendes des sociétés financières ont augmenté de 0,3%, avant correction des effets de change.

Au vu de la période observée, Henderson Global Investors a révisé en hausse ses prévisions de distribution de résultats des plus grandes sociétés cotées pour la totalité de l’exercice 2015 : la hausse devrait être de 7,8%, hors variation de la parité des devises contre dollar : «Les dividendes et la croissance [desdits] dividendes représentent une source attrayante de revenus à long terme pour les investisseurs et sont un élément irréfutable pour la valorisation des sociétés».

(1) Le détachement de l’acompte sur dividende de 0,61 euro par action aura lieu le 21 décembre 2015 et la mise en paiement le 14 janvier 2016

 http://www.lerevenu.com/bourse/dividendes-les-dix-entreprises-qui-versent-le-plus-aux-actionnaires

Pénurie de vaccins contre la méningite C en Afrique

12 août 2015

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Pénurie de vaccins contre la méningite C en Afrique

Le Monde.fr | 12.08.2015 à 11h41 • Mis à jour le 12.08.2015 à 11h57 |Par Paul Benkimoun

 

Une infirmière prépare un vaccin dans un centre médical près de Khartoum, au Soudan, le 22 juin.

Menacée par une épidémie de méningite de grande ampleur, l’Afrique fait également face à une pénurie de vaccins pour la prévenir. Au cours des six premiers mois de l’année, la méningite C qui sévit au Niger et au Nigeria a déjà frappé 12 000 personnes dont 800 sont décédées. La Croix-Rouge, l’Unicef, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et Médecins sans frontières (MSF) craignent une explosion du nombre de cas l’an prochain.

Regroupés au sein du Groupe international de coordination pour la méningite (ICG), ils réclament des producteurs de vaccins qu’ils accélèrent la constitution d’un stock de 5 millions de doses d’ici à la fin de l’année, pour 2016. Pour l’instant, les industriels n’ont pas modifié leurs plans de production.

Saison de prédilection l’hiver

La méningite à méningocoque est une infection bactérienne touchant l’enveloppe du système nerveux central (cerveau, cervelet et moelle épinière). Elle peut provoquer des lésions cérébrales graves et la mort dans 50 % des cas en l’absence de traitement. La maladie touche le continent africain de manière cyclique, avec une saison de prédilection qui débute en janvier. Elle frappe particulièrement une bande de territoire englobant 26 pays, du Sénégal à l’Ethiopie, appelée la « ceinture de la méningite », où vivent 300 millions d’individus.

Jusqu’en 2010, le méningocoque de sérotype A (l’un des six types responsables d’épidémies) était responsable de 80 à 90 % des cas de méningite dans la zone africaine concernée. L’introduction en 2010 d’un vaccin spécifiquement dirigé contre lui a fait chuter cette proportion. Au total, 217 millions de personnes ont été vaccinées entre 2010 et janvier 2015 Au cours des dernières années, d’autres sérotypes de méningocoque, comme le type C, ont provoqué des épidémies : d’abord au Nigeria en 2013 et 2014, puis au Niger en mars de cette année, un mois qui est généralement le pic de la saison de la méningite en Afrique.

Lire aussi : Un vaccin contre la méningite A prouve son efficacité au Tchad

« Nous n’avons pas de certitudes sur l’avenir, car nous ne savons pas encore les conséquences qu’aura la vaccination massive contre la méningite A sur l’épidémiologie de la méningite C, reconnaît le Dr William Perea, coordinateur de l’Unité de contrôle des maladies épidémiques à l’OMS. Mais, il existe des possibilités élevées de voir se développer de nouvelles épidémies de méningite C en 2016 et les années suivantes. Il faut donc nous préparer à faire face à une menace contre laquelle les populations d’Afrique subsaharienne ne sont pas immunisées. »

Un monde de fabricants très réduit

Deux types de vaccins existent actuellement pour protéger contre la méningite C. Apparus il y a plus de trente ans, les vaccins polyosidiques immunisent pendant trois à cinq ans contre le sérotype C, ainsi que contre d’autres types (A et éventuellement W et Y), mais ils ne peuvent être administrés chez les enfants de moins de deux ans. Les vaccins conjugués – auxquels on a rajouté une molécule qui renforce l’effet – ont fait leur apparition à partir de 1999. Ils produisent une immunité nettement plus forte, avec une durée de protection allant de cinq à dix ans, et peuvent être utilisés chez les nourrissons. Depuis 2005, il existe des vaccins conjugués tétravalents, protégeant contre les 4 sérotypes A, C, W et Y).

« Les vaccins polyosidiques monovalent contre le seul méningocoque C sont toujours utiles lorsque l’on est confronté à une épidémie, mais l’avenir, ce sont les vaccins conjugués. Encore faut-il qu’ils soient disponibles en quantité nécessaire et accessibles en termes de prix. Or, nous sommes confrontés à un hiatus pendant la période de transition des uns vers les autres », souligne Stephen Martin du département des maladies pandémiques et épidémiques à l’OMS.

Si un vaccin polyosidique coûte de 2,5 à 5,8 dollars la dose (2,2 à 5,2 euros), selon le nombre de sérotypes couverts, le prix du vaccin conjugué de Sanofi Pasteur contre les quatre sérotypes A, C W et Y (Menactra) est de 25 dollars la dose. Le producteur de vaccin indien Serum Institute of India Ltd. (SIIL) produit un vaccin conjugué à 0,60 dollar la dose, dans le cadre d’un partenariat avec l’OMS et l’association PATH sur des financements de la Fondation Gates, mais il ne protège que contre le type A. Une version dirigée contre le type C est en cours de développement, mais ne devrait pas obtenir l’aval de l’OMS avant 2020.

Il faut dire que le monde des fabricants de vaccins (en dehors de ceux contre la grippe) est très réduit. Dans le domaine de l’immunisation contre la méningite, Sanofi Pasteur, GSK et Baxter sont les producteurs les plus connus côté pays développés. Outre SIIL, un partenariat entre deux acteurs publics l’Institut Finlay (Cuba) et Bio-Manguinhos (Brésil) propose un vaccin polyosidique mais ne possède pas encore de capacités de production en masse.

Pour les épidémies survenues cette année, les stocks déjà constitués se sont révélés insuffisants et l’OMS et ses partenaires ont dû solliciter l’Institut Finlay, Sanofi Pasteur et GSK pour fournir 1,5 million de doses de vaccin contre le méningocoque C. Sur ce total, plus d’un million étaient destinées au Niger.

25 dollars la dose

« Nous avons dû payer 25 dollars pièce les 200 000 doses de vaccin conjugué que nous avons achetées à Sanofi Pasteur, constate le Dr Perea. Dans un premier temps, l’industriel n’était pas en mesure de nous fournir les vaccins demandés, avant de localiser aux Etats-Unis des lots dont la date de péremption arrivait à échéance deux mois plus tard. » Les demandes de bénéficier d’un prix réduit se sont heurtées à un refus. « C’était un non catégorique. Ils préféraient jeter les vaccins que d’en baisser le prix », selon le Dr Perea.

« Les campagnes de vaccination ont dû se limiter aux groupes d’âge et aux régions les plus touchées. Même ainsi, il a fallu les différer jusqu’à ce que les vaccins soient livrés, déplore le Dr Myriam Henkens, coordinatrice médicale internationale de MSF. Nous pensons que la situation épidémique sera pire l’an prochain. Il faut que les fabricants de vaccins planifient maintenant leur production de vaccins multivalents pour permettre des délais de livraison et des capacités suffisantes pour couvrir les besoins. »

Pour la saison de la méningite à venir en 2016, la Croix-Rouge, l’Unicef, l’OMS et MSF estiment nécessaire de constituer un stock de 5 millions de doses de vaccin protégeant notamment contre le méningocoque C. Les discussions préliminaires avec les industriels occidentaux ne sont pas encourageantes : « Pour l’instant, ils n’ont pas encore modifié leurs plans de production pour satisfaire la demande », a déclaré le Dr Imran Mirza de l’Unicef. « S’ils ne peuvent fournir les doses nécessaires, il faudrait se rabattre sur le vaccin polyosidique ou que d’autres fabricants interviennent », explique Stephen Martin. Dans cinq mois, la méningite sévira à nouveau en Afrique subsaharienne. Nul ne sait si les vaccins seront au rendez-vous.

            Paul Benkimoun

 

 

http://www.lemonde.fr/sante/article/2015/08/12/penurie-de-vaccins-contre-la-meningite-c-en-afrique_4722144_1651302.html

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