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Suppressions de postes chez Sanofi

26 juin 2020

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Le géant pharmaceutique français a annoncé la suppression de 1.000 postes en France, dans le cadre d'un plan d'économies de deux milliards d'euros.

Le géant pharmaceutique français a annoncé la suppression de 1.000 postes en France, dans le cadre d’un plan d’économies de deux milliards d’euros. – Eric PIERMONT / AFP
Coupes stratégiques

Suppressions de postes chez Sanofi : « C’est une catastrophe pour la santé publique »

Propos recueillis par Sébastien Grob

Publié le 26/06/2020 à 17:4
  • Le groupe pharmaceutique Sanofi a annoncé la suppression de 1.700 postes en Europe sur trois ans, dont un millier en France. Cette réduction d’effectifs reflète l’abandon de pans d’activité jugés peu rentables malgré leur intérêt sanitaire selon Jean-Louis Peyren, coordinateur adjoint de la CGT au sein de l’entreprise.

Le géant pharmaceutique français Sanofi a annoncé vendredi 26 juin la suppression de 1.700 emplois en Europe, dont un millier en France (sur 25.000 au total dans l’Hexagone). L’entreprise mettra en place un plan de départs sur trois ans, « exclusivement sur la base du volontariat« , a indiqué auprès de l’AFP Olivier Bogillot, le président de Sanofi France. Le dirigeant précise que ces réductions se feront sur des postes « en CDI pour la plupart, notamment des fonctions support, commerciales et des plateformes liées à la recherches« , et sans fermeture d’usine. Ces conditions doivent être précisées lundi, lors d’une réunion avec les syndicats. A rebours de ces coupes, Sanofi avait annoncé mi-juin un investissement de 610 millions d’euros dans le développement des vaccins, avec la création d’une nouvelle usine en France et 200 emplois à la clé.

A l’inverse de plans sociaux officialisés dans d’autres entreprises ces dernières semaines, les réductions d’effectifs annoncées vendredi ne répondent pas à la crise liée au Covid-19. Sanofi a au contraire tiré parti de la demande accrue de médicaments pendant la pandémie, avec notamment un bond de 20% des ventes de Doliprane. De quoi faire grimper son chiffre d’affaires de 6,9% au premier trimestre 2020. Et le groupe a prévu de distribuer pas moins de 4 milliards d’euros de dividendes à ses actionnaires, à contre-courant de nombre de sociétés ayant limité leurs versements. Mais malgré sa bonne santé financière, le groupe a engagé un plan d’économies de deux milliards d’euros d’ici à 2022, annoncé en décembre 2019. Et ce en arrêtant notamment sa recherche dans le diabète et le cardiovasculaire.

Selon Jean-Louis Peyren, coordinateur adjoint de la CGT chez Sanofi France, ces annonces reflètent le désengagement de l’entreprise de secteurs jugés peu rentables, au détriment d’impératifs de santé publique.

Marianne : Dans quelle stratégie s’intègrent ces suppressions de postes ?

https://www.marianne.net/economie/suppressions-de-postes-chez-sanofi-c-est-une-catastrophe-pour-la-sante-publique

Jean-Louis Peyren : Sanofi et les autres laboratoires ont le profit comme seule obsession, ce qui les pousse à abandonner des pans entiers de la recherche. Les vaccins rapportent par exemple davantage que la synthèse chimique de médicaments. Après avoir délaissé les antibiotiques, le groupe va faire de même avec le cardiovasculaire et le diabète. Cette évolution des priorités est déjà perceptible à l’intérieur de l’entreprise. Chez Sanofi, cela fait 15 ans que l’on a un plan social ou de départs volontaires par an.

Quelles conséquences peut-on craindre de ce désengagement ?

 

C’est une catastrophe pour la santé publique. On va peut-être laisser mourir des gens parce que les labos privés ne veulent pas s’intéresser aux antibiotiques, alors que les bactéries y sont de plus en plus résistantes. Dans ce domaine, Sanofi a cédé ses activités de recherche à Novotec, une petite entreprise qui n’a pas les mêmes moyens en termes de R&D [Recherche et Développement]. D’une manière générale, les gros laboratoires font de moins en moins de recherche en interne, et s’appuient sur des start-ups en leur faisant assumer le risque. Ils se servent aussi de partenariats avec la recherche publique pour trouver des molécules.

Cette évolution menace-t-elle la politique de santé française ?

Des laboratoires étrangers reprennent les pans de recherche délaissés par les laboratoires français, par exemple en Chine ou aux Etats-Unis. Soit autant de perte de contrôle pour la France. Cela s’inscrit dans un contexte de forte concurrence du marché des médicaments à l’international, avec une lutte impossible contre les produits asiatiques.

1600 postes supprimés chez Sanofi

26 juin 2020

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 https://www.lci.fr/social/1000-postes-supprimes-chez-sanofi-en-france-on-n-a-pas-le-droit-de-laisser-la-sante-a-des-groupes-dont-le-seul-objectif-est-le-profit-deplore-un-delegue-cgt-2157726.html

« On n’a pas le droit de laisser la santé à des groupes dont le seul objectif est le profit », déplore un délégué CGT

1000 postes supprimés chez Sanofi : "On n'a pas le droit de laisser la santé à des groupes dont le seul objectif est le profit", déplore un délégué CGT
1600 postes supprimés chez Sanofi dans CGT Groupe
Social

CRI DU CŒUR – Après l’annonce de la suppression d’un millier d’emplois en France par le groupe pharmaceutique Sanofi, Jean-Louis Peyren, délégué syndicat CGT Sanofi, a réagi sur LCI.

26 juin 17:44 – La rédaction de LCI
Dans le cadre d’une « nouvelle stratégie », le géant pharmaceutique français Sanofi a annoncé ce vendredi la suppression de 1.700 emplois en Europe, dont un millier en France. Selon l’entreprise, ce plan de départs n’est pas lié aux conséquences du Covid-19, mais s’appuiera « exclusivement sur la base du volontariat » en s’étalant sur trois ans dans le cadre d’une restructuration.Pour Jean-Louis Peyren, délégué syndicat CGT Sanofi, cette annonce a fait l’effet d’un choc. « Malheureusement, avec Sanofi, nous commençons à nous habituer aux chocs », a-t-il affirmé sur LCI. « Cela fait 15 ans que nous vivons sous le choc, de restructuration en restructuration. »Pour lui, ce plan de départs volontaires est celui de trop. « Nous nous apercevons que ces restructurations ne vont que dans un sens et n’ont qu’un seul objectif : la profitabilité. Cela devient insupportable » après « 15 ans d’instabilité et de réorganisation », déplore-t-il, visiblement très ému (voir vidéo en tête de cet article). « Une société ne peut pas se développer dans l’instabilité. »

« Sanofi a plus de pouvoir qu’un État »

Par dépit, il en appelle au gouvernement et au président de la République, alors qu’Emmanuel Macron s’était rendu le 16 juin dernier au laboratoire Sanofi. « Nous continuerons à le faire, mais il faut se rendre à l’évidence : un groupe comme Sanofi est une firme qui a plus de pouvoir qu’un État », déclare Jean-Louis Peyren.« Nous avons beau avoir de beaux discours de notre présidence en disant que la France a retrouver sa souveraineté en termes de fabrications de médicaments, que l’Europe va retrouver son indépendance… Mais cette souveraineté et cette indépendance, nos États et la communauté européenne la donnent au privé », regrette le délégué syndical. « Au niveau de la CGT, nous avons du mal à comprendre comment nous pouvons avoir une souveraineté ou une indépendance quand elles dépendent du privé. »

Lire aussi

« Je me dis que je vis dans un monde où il y a un problème »

« Aujourd’hui, Sanofi est un groupe français, mais qui nous dit que demain, parce qu’il y a de meilleurs offrants ailleurs, les actionnaires ne donneront pas ce site à une société chinoise ? », demande Jean-Louis Peyren. « Sanofi est un groupe pharmaceutique, de santé. Nous n’avons pas le droit de laisser la santé à des groupes qui n’ont qu’un seul objectif : le profit. »Enfin, le délégué syndical regrette le montant qu’il estime versé aux actionnaires par l’entreprise dans laquelle il est salarié. « En 2020, Sanofi a versé 4 milliards de dividendes aux actionnaires », juge-t-il. « À la fin de l’année, on va nous dire qu’il faut donner au ‘Téléthon’, au ‘Sidaction’, au ‘Pasteurdon’ ? Et je travaille pour une entreprise qui est capable de donner 4 milliards aux actionnaires ? Et dans le même pays, des soignants doivent mettre des sacs poubelles pour se protéger ? Je me dis que je vis dans un monde où il y a un problème. »

Légion d’honneur à Serge Weinberg : « Comment osez-vous ? »

17 janvier 2020

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       https://francoisruffin.fr/legion-honneur-sanofi/         

Légion d’honneur à Serge Weinberg : « Comment osez-vous ? »

La fille de Sabine perd la vue à cause de la Dépakine et de Sanofi. Le gouvernement sévit-il ? Non, il récompense le PDG… qui fit entrer Emmanuel Macron à la banque Rothschild. Comment osez-vous ?
  • 14 janvier 2020

 

Madame la Ministre, comment osez-vous ?

Vendredi dernier, je présentais mes vœux à Abbeville. Sabine est venue me trouver, le visage rougi. Epileptique, elle a pris de la Dépakine, y compris durant sa grossesse. Elle a donné naissance à Anne, vingt ans maintenant, qui souffre d’autisme, et qui, dernièrement, perd la vue, et qui risque de devenir aveugle : « Je suis tellement inquiète, je ne dors plus, me confiait donc la mère. Tellement stressée que ça me fait péter des muscles. Mon docteur ne croyait pas ça possible. Et tu as vu, ils ont remis la Légion d’honneur à Weinberg ? »

J’ai vérifié sur mon portable, aussitôt, et en effet : vous avez élevé Serge Weinberg, le président de Sanofi, au prestigieux grade de « grand Commandeur ».
Comment osez-vous ?

Depuis les années 80, au moins, Sanofi savait. Depuis le 1er janvier 1982, même, précisément, cela vient d’être reconnu par la Loi, grâce au combat incessant, depuis des années, de l’Apesac et de sa présidente, Marine Martin, mère courage. Sanofi savait que, prise chez la femme enceinte, la Dépakine engendrait des troubles, des malformations, des cas d’autisme, chez les bébés. Sanofi savait, et ne l’a indiqué que vingt ans plus tard, à partir de 2006. Entretemps, 16 600 à 30 400 enfants, selon l’étude de la Caisse nationale d’assurance maladie et de l’Agence nationale de sécurité du médicament, sont nés handicapés, très lourdement, à vie.
C’est le premier scandale, au passé : Sanofi savait.

Ce scandale en cache un deuxième, au présent : Sanofi refuse de payer.
Car l’Etat a pris sa part de responsabilité : il a mis en place un fonds d’indemnisation des victimes, via l’Oniam, bien imparfait, bien compliqué, mais il existe. Qu’a alors fait le laboratoire pharmaceutique ? Sanofi, premier responsable sanitaire, a refusé de verser son écot, pas un sou, pas un euro, « contestant fermement les estimations mentionnées dans le rapport de l’ANSM et de la Cnam », au motif que ces « rapports reposent sur des hypothèses invérifiables et vont ajouter de la confusion auprès des patients et des professionnels de santé ».

A l’automne 2015, Sanofi est condamné par la Justice, dans le cas de Camille, « présentant un syndrome malformatif général, anomalies des membres supérieurs et microphtalmie en particulier ». Que décide la firme ? De faire appel. Et quand la Cour d’appel d’Orléans, à son tour, confirme le jugement deux ans plus tard, condamne Sanofi à trois millions de dommages et intérêts, notant que « le produit n’offre pas la sécurité à laquelle on peut légitimement s’attendre », que fait le laboratoire ? Il se pourvoit en cassation, et gagne. Pour un détail de procédure, de forme, même si la cour reconnaît sa faute sur le fond.

Fermons les yeux. Imaginons cette horreur : que vous, que moi, un jour, en voiture, renversions un enfant, qu’il en garde des séquelles à vie, handicapé, traumatisé… Rien que d’y songer, j’en tremble, comment vivre avec ce drame ? avec cette ombre au cœur ? Je ferais tout, alors, j’en suis convaincu, tout mon possible, pour réparer le peu qui soit réparable, pour guérir de ma honte, avec un chèque si besoin. Eux, sur leur conscience, mais quelle conscience?, en ont des milliers, des dizaines de milliers, de bébés, d’enfants, handicapés, traumatisés, avec des séquelles à vie, des « dysmorphies faciales », des « malformations des membres », des « problèmes cardiaques ». A genoux, on devrait les voir, à genoux devant Sabine !, à genoux devant Marine !, ces femmes qui méritent, elles, vraiment, la Légion d’honneur !à genoux devant Anne !, à genoux devant Camille !, à genoux et mendiant leur pardon. A la place de cette supplique, ils biaisent, ils rusent, avec des avocats et du blablabla. Ils fuient leur culpabilité.

Ce sont des psychopathes, des psychopathes du profit.
On devrait les trouver en garde à vue, leur ceinture leur cravate leurs lacets défaits.

Vous avez d’ailleurs assuré, Madame la ministre, il y a plus d’un an déjà, que « nous nous retournerons vers l’industriel, ça sera fait », que « l’urgence, c’est que les familles soient indemnisées pour être aidées, et Sanofi c’est le travail de l’État », parce que « c’est à l’État de se retourner vers les personnes en faute, évidemment ».

Alors, certes, l’Oniam s’est retourné vers le laboratoire. Qui a refusé, à nouveau, de payer. L’Oniam voit donc ses ressources fondre, et se retrouve incapable d’indemniser victimes… Mais comment vous faire confiance pour mener à bien cette procédure contre le laboratoire ? Comment vous croire ? Comment vous croire quand on retrouve les dirigeants de Sanofi dans les Palais de la République ?

Serge Weinberg, ami personnel d’Emmanuel Macron, qui le fit entrer à la banque Rothschild, assistait, dans les salons de l’Elysée, à l’intronisation du Président.
C’est dans les salons de l’Elysée, toujours, et en présence du Président, que le Dolder, le lobby de l’industrie pharmaceutique, Olivier Brandicourt et Sanofi en tête, tenait ses assises.

Edouard Philippe et Christophe Castaner nous font la leçon : « Il ne faut pas dénigrer une entreprise française, une entreprise qui fonctionne bien », « On ne doit pas critiquer des entreprises qui réussissent, comme Sanofi ».

Sanofi perçoit toujours, chaque année, plus de cent millions de Crédit impôt recherche, quand bien même ils la détruisent leur recherche, et des dizaines de millions de Crédit impôt compétitivité emploi, quand bien même ils en détruisent, des emplois.

Vous-même, en personne, Madame la ministre, assistiez, en février dernier, à une réunion de la Fondation Sanofi, qui prétend venir en aide aux personnes vulnérables… qu’ils commencent par indemniser leurs victimes !

Et enfin, donc, le clou de cette farce tragique : ce premier janvier, Serge Weinberg élevé au rang de « grand commandeur de la Légion d’honneur ». Quand tous les jours, avec les autres dirigeants de Sanofi, il devrait recevoir la légion du déshonneur, être privé de ses droits civiques, souffrir de l’indignité nationale.

D’où ma question, simple : comment osez-vous ?

Francois Rufin

Reponse PH.Martinez à E.Philippe le 14/01/2020

16 janvier 2020

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PHILIPPE E. - Réponse à votre courrier du 11 janvier - 14 01 20201 PHILIPPE E. - Réponse à votre courrier du 11 janvier - 14 01 20202

Soutenus par François Ruffin, des diabétiques déclarent la guerre à Sanofi

9 janvier 2020

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https://www.huffingtonpost.fr/entry/soutenus-par-francois-ruffin-des-diabetiques-declarent-la-guerre-a-sanofi_fr_5e15937fc5b6c7b859d2d3f0

Soutenus par François Ruffin, des diabétiques déclarent la guerre à Sanofi

“Leur action a beaucoup de sens, assure le député France Insoumise, ils se battent pour que l’insuline refasse partie du domaine public. »

Si en France, la question des prix ne se pose pas pour les patients, ailleurs, elle empêche de...

digicomphoto via Getty Images
Si en France, la question des prix ne se pose pas pour les patients, ailleurs, elle empêche de nombreux diabétiques de se soigner.

SANTÉ – “L’insuline trop chère tue”, “l’insuline n’est pas du parfum”, “insuline pour tous”. Ces slogans sont ceux de l’association Diabète et Méchant, dont une vingtaine de membres a manifesté ce mercredi 8 janvier devant le siège du laboratoire Sanofi.

Enfin, quelques mètres plus loin, parce que la préfecture de police ne les a pas autorisés à stationner juste devant le labo. “On avait juste le droit d’aller, à deux, remettre le tract à Sanofi, témoigne Bertrand Burgalat, fondateur de Diabète et Méchant. Mais on n’a même pas pu entrer dans le hall, Sanofi nous a barré l’accès à l’immeuble”.

Soutenus par François Ruffin, des diabétiques déclarent la guerre à Sanofi dans Presse kNi6qh1u_normal

Observatoire Transparence Médicaments @OTMeds

L’ Observatoire @OTMeds
aux côtés de nos amis de « Diabète et méchant » & @t1international
(avec la présence de Bertrand Burgalat) au rassemblement à mercredi 08 janvier

Sanofi, c’est le producteur de l’une des insulines les plus utilisées au monde, la glargine, plus connue sous les noms de marque Lantus et Toujeo.

Les manifestants demandent à Sanofi, ainsi qu’aux autres laboratoires, une baisse drastique du prix de l’insuline, cette hormone indispensable à la survie des diabétiques de type 1 et de certains autres (quelques types 2, Mody, Lada, gestationnel…).

“Les prix pratiqués sont bien trop élevés, explique au HuffPost Bertrand Burgalat. La grille tarifaire de Sanofi et des autres rend cette hormone inabordable pour la moitié des diabétiques de type 1 dans le monde, qui ne peuvent survivre plus de quelques semaines sans elle. Dans les pays pauvres, bien sûr, mais également aux États-Unis. En 10 ans, les labos y ont triplé le prix, sans aucune innovation.”

Pancarte de Diabète et méchant pour manifester devant Sanofi le 8

Diabète et Méchant
Pancarte de Diabète et méchant pour manifester devant Sanofi le 8 janvier.

“Un scandale”, selon François Ruffin

Dans le monde, 50% des diabétiques n’ont pas accès à l’insuline, d’après les chiffres de l’association T1International qui milite dans les pays anglo-saxons pour faire de l’insuline une denrée accessible. Au Mozambique, la durée de vie d’un enfant atteint est de 8 mois. Aux États-Unis, le coût du traitement par mois est de 730 dollars, contre 230 il y a dix ans. Au Brésil, ces 730 dollars représentent 82% du revenu mensuel moyen.

La manifestation a reçu le soutien plein et entier du député France insoumise François Ruffin, dont le combat contre Sanofi est toujours d’actualité. “Leur action a beaucoup de sens, dit-il au HuffPost, ils se battent pour que l’insuline refasse partie du domaine public. C’est quand même incroyable de savoir que l’inventeur de l’insuline avait cédé le brevet pour un dollar symbolique il y a un siècle et qu’aujourd’hui l’insuline serve à faire des milliards de profits pour les trois géants de la santé, sans qu’elle puisse être abordable pour tous les diabétiques du monde. C’est un scandale.”

“Je compte rencontrer les acteurs de la lutte contre les prix élevés de l’insuline ces prochains mois”, a précisé le député.

“Des psychopathes du profit”

Aujourd’hui, l’insuline se vend par cartouches de cinq au prix de 60 euros en France pour la Lantus, 40 à 50 euros pour les biosimilaires. “Nous voulons qu’ils divisent par dix leurs prix”, précise Bertrand Burgalat. “Ils peuvent le faire et ils gagneront en volume ce qu’ils perdront en valeur”.

Mais le député François Ruffin n’est pas optimiste: “Sanofi, ce sont des psychopathes du profit, tance-t-il, regardez le cas de la Dépakine (médicament contre l’épilepsie qui aurait dû être interdit aux femmes enceintes, qui a causé des malformations chez 16.000 à 30.000 enfants). Sanofi sait qu’il est responsable de ces handicaps, mais le laboratoire ne veut indemniser personne. Et pousse les procès jusqu’en cassation pour que sa responsabilité ne soit pas reconnue. Le pire dans tout ça, c’est la collusion entre les dirigeants de Sanofi et le gouvernement. Le 1er janvier dernier, qui a été élevé au grade de commandeur de la légion d’honneur? Le président du conseil d’administration de Sanofi. Alors qu’il aurait dû recevoir la légion du déshonneur.”

D’ailleurs, la question écrite au gouvernement de François Ruffin cette semaine du 6 janvier porte sur cette décoration qui ne passe pas auprès des victimes de la Dépakine.

“Coupez vos dépenses marketing”

Revenons à l’insuline et à l’action en cours: “Nous sommes là pour vous aider, se moque gentiment le tract de Diabète et Méchant distribué devant le siège du laboratoire. Vous pouvez gagner beaucoup d’argent avec le diabète, tout en rendant service à l’humanité: ne baissez pas le prix de l’insuline, divisez-le par dix avec un tarif unique, coupez vos dépenses marketing (…) et le financement d’influenceurs inutiles. Vous multiplierez ainsi vos ventes (un diabétique mort ne consomme pas d’insuline).”

Pancarte de manifestation de Diabète et méchant devant

Diabète et Méchant
Pancarte de manifestation de Diabète et méchant devant Sanofi

L’action de Diabète et méchant s’inscrit dans la campagne lancée dans les pays anglo-saxons par l’association T1International, qui s’intitule #insulinforall (insuline pour tous). Elle est menée en partenariat avec l’Observatoire de la transparence dans la politique du médicament et l’ONG Santé Diabète.

BlackRock, patron de Sanofi?

8 janvier 2020

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https://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/blackrock-l-institution-financiere-185781

ces financiers qui dirigent le monde

19 septembre 2019

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la fabrique du consentement

19 septembre 2019

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Sanofi recourt massivement à des techniques de relations publiques afin d’obtenir le consentement du plus grand nombre.

Le groupe a opté pour une stratégie financière tournée uniquement vers l’actionnaire piétinant de fait la mise à disposition de médicaments de première nécessité pour les patients, l’environnement et les conditions de travail de tous ses salariés.

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la CGT porte plainte

17 septembre 2019

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https://www.larepubliquedespyrenees.fr/2019/09/16/rejets-hors-normes-a-sanofi-mourenx-la-cgt-porte-plainte,2602323.php?fbclid=IwAR1mQPzJpMakU5Lt49cx5mSQzNu6pMiv2sCJqKx5QV7S7-90Mrwt2JsjXUw

 

Rejets hors normes à Sanofi Mourenx : la CGT porte plainte

Rejets hors normes à Sanofi Mourenx : la CGT porte plainte

Le scandale avait éclaté en juillet 2018. Une plainte sera déposée le 25 septembre.

ATORRENT
Par Pierre-Olivier Julien, publié le 16 septembre 2019 à 10h09, modifié à20h05.

L’Union locale de Mourenx, la CGT Sanofi et la fédération FNIC-CGT pointent « la mise en danger d’autrui ». Un dépôt de plainte sera effectué à Paris le 25 septembre.

Cela planait dans l’air à Mourenx. La FNIC-CGT, la CGT des industries chimiques Sisteron-Mourenx et l’Union locale CGT de Mourenx sont passées à l’acte. Toutes trois vont déposer plainte le 25 septembre à Paris contre le groupe Sanofi « pour mise en danger d’autrui ». « Cela fait un an qu’on travaille le dossier » nous confiait ce lundi Jean-Louis Peyren (CGT Sanofi).

« Cette plainte concerne les rejets toxiques de la société Sanofi Chimie installée à Mourenx. Usine qui avait été mise en demeure par la préfecture des Pyrénées-Atlantiques faisant écho au constat de rejets toxiques hors normes » souligne un communiqué. « Cela n’a rien à voir avec les négociations en cours concernant les salariés, ce n’est pas un moyen de chantage. Ce n’est pas non plus par vengeance. Mais parce qu’on est face à un groupe qui a fait des erreurs importantes et graves et qui n’a pas dû gérer ses rejets. C’est surtout pour prévenir, au cas où un jour des salariés, qui ont inhalé sans le vouloir ces rejets toxiques pendant des mois, voire des années, tombent malades. Si on venait à gagner contre Sanofi, ça aiderait d’autant plus les dossiers de salariés qui souhaiteraient ensuite se retourner contre Sanofi » explique Jean-Louis Peyren.

Avant la CGT, d’autres plaintes avaient déjà été déposées. Par des riverains en 2015 auprès du procureur de la République de Pau. Puis par l’Apesac (victimes de la Depakine), l’ARSIL (riverains du bassin de Lacq) et la Sepanso 64 (protection de l’environnement) auprès du parquet de Pau, lequel s’est dessaisi en juillet 2018 au profit du pôle santé publique du parquet du tribunal de grande instance de Paris.

L’insuline, un scandale américain

3 avril 2019

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https://www.france24.com/fr/focus/20190401-insuline-scandale-etats-unis-diabete-pharmaceutique

Par : Jessica LE MASURIER | Céline BRUNEAU | Glenn HARTONG

Aux États-Unis, trois groupes pharmaceutiques contrôlent la quasi-totalité du marché de l’insuline. Face à l’augmentation régulière des prix et devant l’absence de prise en charge, de nombreux patients choisissent de se rationner. Un comportement qui, selon une ONG, a déjà coûté la vie à au moins six personnes en trois ans.

« Ma fille chérie. Je suis heureuse d’avoir partagé 22 ans à tes côtés. Je suis tellement triste de t’avoir perdue si tôt. » Les yeux embués, Antroinette Worsham lit ces quelques lignes écrites pour sa fille.

Antavia est morte il y a deux ans. Diabétique de type 1, elle dépendait de ses doses quotidiennes d’insuline pour survivre. Un traitement devenu inaccessible quand elle a atteint l’âge de 21 ans et qu’elle est sortie du programme d’assurance santé réservé aux enfants.

Avec la couverture santé limitée qu’elle pouvait se permettre, la jeune femme devait payer de sa poche 1 200 à 1 300 dollars pour 90 jours de médicaments. « Elle n’avait pas les moyens pour payer son insuline. Elle a d’abord utilisé un peu celle de sa sœur et celle de son grand-père », se souvient Antroinette. Puis Antavia a commencé à diminuer les doses d’insuline qu’elle s’injectait. Jusqu’au 26 avril 2017, le jour où elle est morte. Elle avait 22 ans.

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« Mon fils m’a appelé vers 11 heures et il m’a dit : ‘Maman, Antavia ne bouge pas.’ Je lui ai dit : ‘Mais réveille-la, réveille-la !’ À aucun moment, je n’ai pensé qu’elle pouvait être morte. Je n’ai pas pu rentrer dans la maison. Je suis restée assise sur le bord de la route. Je pensais qu’ils allaient l’emmener à l’hôpital mais à la place, j’ai vu son corps sortir dans un sac mortuaire. »

À Cincinnati, l’appartement d’Antroinette est rempli de photos de sa fille, de bougies et de l’urne qui contient les cendres d’Antavia. Difficile pour sa petite sœur de faire abstraction. Diabétique de type 1 elle aussi, et âgée de 18 ans, Antanique sortira bientôt du programme d’assurance qui lui permet aujourd’hui d’acheter son traitement.

Six à sept millions d’Américains dépendent de l’insuline pour vivre. Or, son prix n’a cessé de grimper au point qu’un diabétique sur quatre se rationnerait, selon une étude récente de l’université de Yale.

Diabétique de type 1 aussi, Antanique sortira bientôt du programme d’assurance qui lui permet aujourd’hui d’acheter son traitement.
Diabétique de type 1 aussi, Antanique sortira bientôt du programme d’assurance qui lui permet aujourd’hui d’acheter son traitement. Jessica Le Masurier

L’insuline pour tous

En 1921, quand des chercheurs canadiens ont découvert l’insuline, ils ont vendu le brevet pour un dollar à l’université de Toronto. Leur but était de rendre le médicament accessible à tous les malades. Un idéal dont on est bien loin un siècle plus tard aux État-Unis. Le prix moyen de l’insuline a explosé ces dernières années : plus de 1 000 % entre 1996 et 2017, selon l’Union of Concerned Scientists.

Aujourd’hui, sans assurance, cinq flacons de Lantus, le médicament phare de Sanofi, coûtent 280 dollars. En France, ils sont facturés moins de 50 euros, remboursés entièrement par la Sécurité sociale.

Aux États-Unis, trois groupes pharmaceutiques contrôlent 99 % du marché de l’insuline : l’Américain Eli Lilly, le Danois Novo Nordisk et le Français Sanofi. Des labos régulièrement accusés d’augmenter leurs prix en toute opacité. Une situation qui exaspère certains élus, démocrates comme républicains.

Le 26 février dernier, les PDG des trois groupes ont été entendus par la Commission des finances du Sénat à Washington. Olivier Brandicourt, le patron de Sanofi, a fait le déplacement depuis Paris pour s’expliquer. « Depuis 2012, le prix net des insulines de Sanofi a reculé de 25 % », a-t-il déclaré devant la commission bipartite. Selon lui, les augmentations de prix seraient le fait des nombreux intermédiaires entre les fabricants de médicaments et les malades, comme les assurances ou les négociateurs des pharmacies. En Europe, les gouvernements fixent les prix mais aux États-Unis, les laboratoires et les intermédiaires ont champ libre.

Sanofi « ne dit pas toute la vérité »

Tahir Amin est le cofondateur et coprésident d’I-MAK.org, une organisation à but non lucratif dont l’objectif est d’obtenir la baisse des prix des médicaments. Depuis des années, il enquête sur les pratiques des laboratoires. Selon I-MAK.org, le prix du Lantus aurait augmenté de 18 % chaque année entre 2012 et 2016, contrairement à ce qu’affirme Olivier Brandicourt. Et Sanofi gagnerait chaque jour 15 millions de dollars grâce à ses ventes d’insuline.

Selon I-MAK.org, Sanofi protège ses brevets pour ralentir l’arrivée de nouveaux produits concurrents. « Sanofi met tout en œuvre pour préserver son monopole et empêcher toute compétition », explique Tahir Amin.

À Boston, des manifestations devant les locaux de Sanofi rassemblent régulièrement des malades et leurs proches. Début mars, ils étaient plusieurs dizaines défilant sous les fenêtres du laboratoire français : « Sanofi, tu ne peux pas te cacher ! Tes prix sont meurtriers ! » Parmi les militants, des membres du Lown Institute, un think tank apolitique. « Nous essayons de rappeler à tout le monde qu’il y a trois producteurs d’insuline qui maintiennent un prix extrêmement élevé. Ces labos se sont partagé le marché comme un cartel », explique Vikas Saini, médecin et président de l’organisation.

Rationner l’insuline pour survivre

Antavia, Jesse, Alec, Micah, Meaghan, Shane : selon l’ONG Right Care Alliance, au moins six personnes sont décédées ces trois dernières années à cause du rationnement d’insuline. Et le nombre de victimes est peut-être plus élevé si l’on en croit Angela Lautner, diabétique de type 1 et membre du groupe #InsulinForAll. « Au Kentucky, l’État dans lequel je vis, il y a une culture de la honte. On n’ose pas dire qu’on n’a pas les moyens d’acheter ses médicaments. Et donc les gens se taisent et se rationnent alors qu’ils ont besoin de cette hormone pour vivre. Ça veut dire quelque chose sur notre pays. Nous avons besoin que nos politiques, les gens qui siègent au Capitole, parlent. Nous avons aussi besoin que les gens descendent dans la rue. »

À Dayton, petite ville industrielle de l’Ohio, Mindi Patterson ne se remet pas de la mort de sa belle-sœur. Meaghan allait avoir 48 ans. A Noël dernier, elle est partie se coucher et ne s’est jamais réveillée.

Rockwell Patterson, Meaghan Patterson Carter, Mindi Patterson et son frère en Ohio.
Rockwell Patterson, Meaghan Patterson Carter, Mindi Patterson et son frère en Ohio. Jessica Le Masurier

« Quand Meaghan a été diagnostiquée diabétique de type 1 en 2000, elle devait mettre de sa poche 30 dollars environ, explique Mindi. Quand elle est morte, la même insuline coûtait 300 dollars. C’était impossible ! »

Meaghan était infirmière. « Elle était drôle, intelligente. Elle s’occupait toujours des autres », selon sa belle-sœur. En juin 2018, Meaghan a perdu une de ses assurances santé. Les couvertures obtenues grâce à ses trois autres emplois ne lui permettaient pas de se soigner. En 2018, l’infirmière a gagné 14 000 dollars et son insuline lui coûtait 800 dollars par mois, soit 60 % de ses revenus.

Le diabète, Mindi Patterson connaît bien. En plus de sa belle-sœur, ses deux fils et son mari Rockwell en sont atteints. Reconnu handicapé, Rockwell ne travaille pas et le poids financier de la famille repose entièrement sur Mindi. Pour le moment, son assurance santé prend en charge les siens mais elle a peur de l’avenir. Ses fils auront bientôt 21 ans et ne seront donc plus qualifiés pour bénéficier de sa couverture.

« Si ça ne change pas, est-ce que je vais perdre ma famille ? Et quand ? Est-ce que je devrais me préparer dès maintenant ? Sans moi, ils ne s’en sortiront pas. Et je n’ai pas les moyens financiers d’aider mes enfants quand ils sortiront de mon assurance. Je n’arriverai jamais à payer pour deux malades de type 1. Il faut que ça change. Il faut que ça change maintenant. »

Angela Lautner a trouvé une autre solution pour s’approvisionner quand elle en a besoin. Travaillant dans un aéroport, elle voyage régulièrement au Canada. Là-bas, elle achète de l’insuline bien moins chère que dans sa pharmacie locale. « Ce flacon m’a couté 22 dollars américains. Je l’ai acheté au Canada dans une pharmacie de Winnipeg, explique-t-elle. Le même médicament, acheté ici au Kentucky, coûte plus de 300 dollars. »

Besoin d’une réduction de 90 % du prix

Début mars, le laboratoire américain Eli Lilly a annoncé la sortie d’une insuline générique, vendue 50 % moins cher que son médicament phare, l’Humalog, soit 137 dollars le flacon. Eli Lilly affirme agir dans l’intérêt des patients mais selon le Dr Saini, il ne s’agit que d’un effet d’annonce : « Les malades sans assurance ne pourront pas non plus acheter ce médicament, même 50 % moins cher. Ils ont besoin d’une réduction de 90 %. Ensuite, Eli Lilly va continuer à faire payer le prix fort à ceux qui ont une assurance. Qu’est-ce que ça veut dire ? Ce qui va se passer, c’est que les malades qui ont une assurance ne verront aucun changement. En fait, le pari, c’est que s’il y a des hausses de prix, les gens s’en prendront à leurs assurances et pas aux laboratoires pharmaceutiques. »

L’opacité dans laquelle les prix des médicaments sont fixés fait réagir au plus sommet de l’État. Régulièrement, Donald Trump interpelle les laboratoires et les intermédiaires du secteur pharmaceutique, les accusant d’engranger une « fortune absolue » aux dépens des contribuables américains. Pourtant, depuis son arrivée à la Maison Blanche, les prix n’ont pas cessé d’augmenter.

Article traduit par Céline Bruneau. Pour lire l’article dans sa version originale en anglais, cliquez ici.

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